LES NOVICES EN GRENADINE

Croisière aux Grenadines du 15 au 26 janvier 2012

Gilles et moi sommes partis le dimanche 15 janvier, pour cette fameuse croisière que nous envisagions depuis longtemps, l’idée d’une aventure à deux avait germée durant la croisière que nous avions faite dans les Grenadines en 2010 sur un catamaran privé avec skipper et hôtesse.
Nous sommes arrivés à l’Aéroport de Marignane à 9h du matin un peu à la bourre car Gilles ne se rendait pas compte du temps qui passé heureusement il avait pris soin de nous enregistrer en ligne ce qui nous a permis de nous rendre à la salle d’embarquement car l’avion décollait à 10h via Paris Orly puis à 13h décollage pour Fort de France Martinique. Super! Le vol s’est bien passé. Nous sommes arrivés avec 30 mn d’avance avec un Boeing 777 pilote par une femme!
A notre arrivée vers 18h, Gilles avait réservé un taxi qui nous attendait pour nous amener à l’hôtel  » les docks » situé dans la zone industrielle à côté du Marin, marina où nous attends le voilier que nous avons réservé par internet. Après avoir déposé nos bagages dans notre chambre nous sommes descendus à pieds jusqu’à la marina où nous sommes allés manger au Mangot Bay, restaurant ouvert sur la marina qui vous attire avec une connexion wifi gratuite qui ne fonctionne pas souvent. Après nous être restaurés nous sommes remontés nous coucher. Voyage + décalage horaire, nous n’avons pas tardé à nous endormir.

Lundi 16 janvier 2012
Ce matin nous nous sommes levés à 5h du matin car notre horloge biologique est toujours calée sur la métropole, nous sommes impatient comme des enfants!
C’est la première fois que nous partons en croisière seul sur un grand voilier c’est pour cela nous avons choisi de refaire le même parcours.
Après avoir pris le petit dej. au Mangot bay nous nous rendons à l’agence de location où le gerant nous informe que la clairance de sortie doit se faire avant 12h30 et que le bateau ne sera prêt que dans l’après-midi. Passeports et carnet de francisation en mains nous nous rendons à la douane pour les formalités ensuite nous décidons de partir faire l’avitaillement au Carrefour Market. Cela nous prend 2h et oui il faut prévoir pour 9 jours de croisière :
-bouteilles d’eau
-bouteille de rhum
-jus orange
-goyave ananas
indispensable pour faire du planteur et des ti-punch, produits frais etc etc…
Nous achèterons fruits et légumes à nos différentes haltes pour le poisson nous espérons le pêcher pour cela nous avons acheté avant notre départ une traine spécialement équipée de leurres pour la pêche en Caraïbes et quelques hameçons et fils pour réaliser des palangrottes.
17h comme convenu nous nous rendons au bureau du loueur pour prendre possession du bateau. Celui-ci nous annonce que le bateau n’est pas prêt car il y a un problème de pilote automatique. Nous comprenons très vite que le bateau nous sera donné sans être réparé 18h le loueur nous annonce que nous pouvons embarquer. Nous récupérons nos bagages et notre avitaillement que nous avions fait livrer dans leur bureau.
Le chargement fait le responsable de la maintenance de la flotte vient faire l’état des lieux, Il fait nuit, il n’a pas de lampe, ni de crayon et ne parle que l’anglais. Après une vérification sommaire du matériel de sécurité, Gilles pose la question
 » le pilote automatique est-il réparé ?  » Notre contrôleur se décompose. Il nous fait comprendre qu’il ne sera jamais changé. Étant dans l’obscurité nous ne vérifierons pas les voiles et la coque.

Mardi 17 janvier 2012
6h du mat. après notre première nuit à bord et notre premier petit dej. sur Kimkiliba un Dufour 365 navire de plus de 10 mètres, c’est parti on » largue » les amarres à 6h40 sortie au moteur jusqu’à la dernière balise du chenal du Marin. Je prends la barre oriente le bateau face au vent pour faciliter la manœuvre de la grande voile et du génois que Gilles réalise à l’aide des winchs. Petit coup d’œil sur le GPS pour déterminer la direction de notre première étape La Souffrière Ste Lucie. Cap au 220°. La météo est favorable nous allons faire se parcours avec un vent de secteur nord-est soit une allure grand largue bâbord d’une vitesse moyenne de 25 nœuds.
Plein de mots techniques mais peu de pratiques.
Quelle équipe!

Très bonne navigation 6 à 9 nœuds avec une mer forte et des creux maximum de 6 mètres. Nous descendons rapidement. La mer étant bien agitée nous sommes secoués et n’ayant pas de pilote automatique, nous sommes obligés à tour de rôle de barré afin de tenir le cap. La situation ne dérange pas trop Gilles qui s’endort lorsque je suis à la barre. Par contre pour moi, du moins pour mon estomac c’est plus dur.  » Gilles, Gilles réveille- toi et passe-moi le seau » C’est fait je vais mieux, je me suis soulagée…
Quelques instants plus tard nous voyons un grand dauphin solitaire se laissant bercer par les vagues et nous croisons quelques poissons volants. Après quelques heures de navigation, nous voyons se dessiner au loin les deux pitons de la Soufrière ou nous nous métrons à l’abri pour la nuit. Lors de notre croisière en catamaran nous avions fait une halte dans cette baie ou nous avions pu descendre à terre pour visiter les cascades d’eau sulfureuses où pour quelques dollars nous nous étions baignés dans des bassins d’eau très chaude au mileu d’une végétation luxuriante.
A 12h40 Après 48M. Nous arrivons à la Soufrière de St Lucie. Située entre la Martinique (au Nord) et Saint Vincent (au Sud), deux fois plus petite que sa voisine française, Sainte Lucie est l’une des îles les plus montagneuses des Caraïbes. Le paysage est avant tout célèbre pour les deux impressionnants pitons (le grand et le petit) qui dominent la baie de la Soufrière au Sud de Sainte Lucie et sont symbolisés par le triangle du drapeau national. Un boy boat (homme sur son canoë à rame ou à moteur) arrive il nous propose de nous aider à amarrer le bateau avec un long bout qu’il va attacher à un cocotier sur la plage. Puis c’est le défilé des boys boat. Un premier veut nous vendre des fruits, un autre veut nous emmener visiter la soufrière… C’est comme ça ici c’est le business, il n’y a pas de mendicité que des « offres de services ».
Pas de repos en arrivant, Gilles veut tout de suite mettre l’annexe à l’eau. Ensuite un petit plongeon pour nous rafraichir. Gilles et moi décidons d’aller en annexe (petit bateau pneumatique possédant un moteur 4 temps) au village des pécheurs pour acheter quelques fruits et légumes.
Nous voilà partis, 10 minutes plus tard en arrivant au ponton 2 jeunes garçons nous aident à accoster. Contre quelques EC (dollar carabinéen monnaie local correspondant à 3€)
Nous marchons vers le centre-ville où l’effervescence de ce village s’active.
Les enfants en tenue d’école ont fini leur journée les petites filles portent des robes de couleurs différentes, selon leur classe et les garçons des chemises indigos Ils sont très beaux. Beaucoup d’hommes en état semi alcoolisé ou autre substances illicites  » cool man rasta  » sont devant les maisons à attendre le temps qui passe.
Les femmes s’activent à faire leurs courses pour le repas du soir. La Soufrière est un village de pêcheurs où les maisons sont multicolores il y a aussi des maisons en bois plus ou moins finies. C’est une petite ville en pleine transformation, nous trouvons quelques denrées puis repartons à l’annexe ou les jeunes garçons nous attendent « This is five EC $ for you, tank you bye bye » et oui il faut connaître la langue de Shakespeare dans les caraïbes.
Voilà nous repartons avec notre youyou, mais au bout de quelques minutes panne d’essence! Stupide nous sommes, nous n’avions pas vérifié notre réservoir! Heureusement un jeune boy boat qui se trouve sur le quai que nous venons de quitter nous voit en difficulté, saute dans son embarcation munie d’un puissant moteur et en quelques secondes il nous rejoint. après lui avoir exposé notre problème il nous propose de nous remorquer jusqu’à notre bateau, pendant le trajet nous lui expliquons que nous n’avons pas besoins qu’il aille nous chercher de l’essence car nous avons un jerrican dans le bateau ouf ! il a bien gagné qu’on lui donne 50EC $.Les insulaires de ce pays ne font pas la mendicité ils proposent des petits services moyennant quelques dollars caraïbes.
Nous avons bien mérité une pause! Gilles s’allonge dans le cockpit il a mal à la tête, il a attrapé une insolation pendant la traversée. Le 1er boy boat revient, nous lui avions promis à notre retour du village de lui acheter quelques fruits. Nous lui prenons 2 ananas victoria, 5 oranges pour 25EC (7,50 €) + 1 mangot offert après négociations, nous lui réglons également 15EC pour l’amarrage.
A 6h la nuit tombe vite. Petit repas local sur le bateau au menu tomates et omelette aux petits oignons du pays n’oublions pas un verre de planteur pour ouvrir l’appétit. Repas au pied du piton d’une hauteur de 700 m surplombant une fausse marine de 400m.

mercredi 18 janvier 2012
Nous sommes partis du mouillage de la Soufrière à 7h20, cap Bequia, la plus longue navigation de notre croisière toujours au 220° pour finir au 180° avec un vent nord est ressemblant aux alisés entre 15 et 25 nœuds, vitesse du bateau entre 5 et 8 nœuds, traversée en 10h arrivée à 17h , 65 milles parcouru. A tour de rôle Gilles et moi avons barré, très belle nav.
Pendant le parcours nous avions laissé notre traine dans l’espoir d’attraper une coryphène tous le long du parcourt Gilles surveillait si il n’y avait pas une prise mais non rien ne mordait peut-être à cause de notre vitesse supérieur a 5 nœud mais peu de temps avant d’arrivée voilà que ça mord. Yes!! C’est fantastique il y a un poisson la joie nous envahie mais la crainte qu’il se décroche est présente avec précaution mais rapidité nous le ramenons dans le bateau et pour lui éviter des souffrances nous lui offrons un petit verre de rhum que nous versons dans les ouïs, méthode simple et efficace. Un splendide barracuda de 45cm de 3kgs environ, que je nettoie pendant la fin du parcours, je l’écaille, le vide. Voilà ! prêt à cuisiner pour ce soir.

Nous entrons dans la Baie de Port Elisabeth à Bequia après affalé la Grande Voile et le Génois, nous continuons au moteur. Un boy-boat nous propose contre 50EC une bouée d’amarrage, située près d’un ponton de débarquement nous le suivons à travers de nombreux bateaux au mouillage et lors d’un virage nous nous apercevons que la traine été restée à l’eau celle-ci se prend dans un mouillage et casse. Sachant qu’il a beaucoup de trafic sur les mouillages privés nous lui réclamons un reçu. Sans discuter après avoir amarré le bateau, il s’exécute. Nous lui demandons à quelle heure ferme la douane  » 6 pm  » nous répond-il dans un anglais créole. Super! Nous avons le temps d’aller faire la clairance à l’office. Nous avons acquitte le droit de rester 4 jours dans les eaux et territoire de St. Vincent pour la somme de 241 EC plus 45EC d’immigration. Nous nous promenons un moment dans le village de Port Elisabeth afin d’acheter quelques légumes au marché couvert.

Un vendeur rasta nous attire en nous proposant de gouter un fruit exotique que nous ne connaissons pas, après la dégustation nous lui achetons pour 45EC 2 fruits de la passion, 1 gros avocat, de jolies tomates, des citrons, des oranges et le fameux fruit nommé corossol. Nous décidons ensuite d’aller boire une boisson locale, oh bonne mère! Un rhum à 85° mélangé avec des jus de fruits exotiques naturels. Nous dégustons notre verre au bar attablé dehors avec vue sur le port. C’est le paradis! Prise par l’ambiance du pays, je suggère à Gilles que je gouterai bien au produit local. UN JOINT D’HERBE! Gilles habituellement, n’est pas d’accord sur cette pratique. Un rasta vient vers nous en nous proposant des citrons et là à mon grand étonnement, Gilles lui demande si il est possible d’acheter un pétard. Le rasta nous dit ok, mais nous demande l’argent d’avance. Nous lui donnons 10 EC. Quelques minutes plus tard il revient avec une petite boite d’allumette remplie d’herbe. Nous comprenons qu’il est allé plus haut dans la rue, où se trouve une petite roulotte peinte avec des dessins de cannabis. Commerce spécialisé qui se trouve en face de la douane pour anecdote! Nous lui réclamons quelques feuilles de papier qu’il va acheter avec les 5EC que nous lui donnons. Après nous avoir donné le papier à rouler il reste planté devant nous. Et dans un anglais créole que nous ne captons pas, nous comprenons a force de lui faire répéter qu’il nous demande une indemnité de déplacement. Au final après quelques plaisanteries, nous lui laissons

10EC. Coût du pétard 25 EC (7,50€).NO COMENT POUR LE RESTE DE LA SOIRÉE C’EST LES VACANCES PAS DE VIOLENCE BONNE NUIT
Jeudi 19 janvier 2012
Nous avons passé une bonne nuit à Amiralty port à Bequia, réveil vers 8h du matin petit dej. da ns le cockpit, toast grille, avec confiture d’ananas, yaourt et céréales café au lait et café noir pour Gilles avec un délicieux jus d’orange pressé. Après ce copieux breakfast nous nous préparons et partons avec « youyou » à la rame jusqu’au ponton. Promenade dans le village, nous allons acheter la « music » tambour style bang très rependu dans les grenadines puis des cartes postales, nous nous arrêtons pour écrire à la famille et aux amis en buvant un lemon drink, puis nous repartons à l’annexe.
Programme: aujourd’hui cap vers l’ile Moustique l’ile des milliardaires. Départ 12h20 au 210° au moteur puis au 180° avec GV, génois 50%, vent bâbord au prêt navigation lente 5 à 6 nœuds, on décide de remettre le moteur pour aller plus vite. A mi-chemin, Gilles me fait remarquer qu’il y a une fente dans le génois. A peine le temps de réaliser, le trou s’agrandi en une déchirure de 1 mètre. C’est la cata me dis-je! Imperturbable gilles rentre le génois et il me dit que l’on verra en arrivant à Moustique. Ok capt’ain! De toutes manières il est vrai que l’on ne peut rien faire pour le moment.
Nous arrivons à 16h20, 4h pour traverser au lieu de 2h, navigation plus longue que prévue. À notre arrivée, un homme dans un bateau moteur nous accoste pour nous faire payer l’amarrage à la bouée.

Le tarif 200 EC. Ok Mouiller à Moustique cela a un prix.
Gilles et moi décidons de visiter Moustique Island habitée exclusivement par des business Man dont le patron de la marque Nike, le chef d’entreprise de la marque Lacoste le petit crocodile, le patron d’une compagnie aérienne. , Mike Jaeger, David Bowie, footballeur etc… C’est la reine Margaret en 1960 qui trouva ce petit havre de paix elle y fit une haute place de la jet set.
Nous somme à terre nous prenons une route qui monte très raide et au croisement en haut nous rencontrons un Man qui nous
demande en anglais si on cherche un Resto ou un bar, on lui répond oui, il nous accompagne. » Ok Man nous te suivons », il nous emmène dans une grande maison qui surplombe toute la baie ou nous découvrons une vue incroyable en dégustant une bière il nous
explique qu’il travaille ici dans la construction et qu’il vit à
St. Vincent. Apres notre promenade, nous regagnons le bateau avec l’annexe.
Je prépare un bon petit repas au menu: Darne de barracuda frit, quartier de tomate avec son nid de poivrons du pays et en dessert le corossol un gros fruit recouvert d’une peau foncée, paisse remplie de gros piques ronds pas très appétissant à première vue mais lorsque on l’ouvre on découvre une chair blanche légèrement gélatineuse et lorsque l’on croque dedans un goût de bonbon sucré et acidulé doux au goût et au palais. Étonnant fruit plein de contraste et de saveur nouvelle.
Après ce bon diner, nous sommes dans le cockpit Gilles dort à côté de moi.
Une risée traverse la baie en me parcourant le corps, je suis en train d’écrire. Lorsque d’un coup je regarde autour de moi et je ne vois plus les bateaux qui nous entourent, Il y avait une vingtaine de bateaux autour de nous et nous étions juste derrière un gros Cata lagoon 450, super bien éclairé. Il n’est plus la! Je réveil Gilles, à moitié endormi il me dit: les bateaux sont partis! Nous regardons à nouveau autour de nous et là on comprend que le bateau s’est détaché de son amarre et que nous sommes en train de dériver. Rapidement Gilles se lève, démarre le moteur, allume les feux de navigation, moi à l’avant du bateau, équipée de ma lampe frontal j’essaie de le guider pour revenir à notre bouée délaissée. Nous revenons doucement dans l’obscurité sans heurter les bateaux. Je prends la gaffe (longue perche en bois terminée par un crochet) et j’attrape l’anneau de la bouée mais emportée par l’élan je perds la gaffe qui tombe dans l’eau. Si nous n’arrivons pas à rattraper le mouillage, c’est la Cata. alors Gilles prend le grand bout rouge qui est sur le pont et saute à l’eau. Je l’éclaire tant bien que mal. Heureusement il arrive à passer le bout dans l’anneau de la bouée et remonte sur le bateau pour l’attacher au taquet. OUF! NOUS AVONS RÉUSSI.
Gilles en conclu qu’il avait mal serre le bout d’amarrage après avoir épilogué sur notre aventure Captaine retourne se coucher comme si rien ne s’était passé. Moi par contre, je n’arrive pas à dormir. Toute la nuit, je fais des allées et venues entre la cabine et le pont pour vérifier que nous sommes bien amarrés. Je ne dors pas de la nuit. En plus une houle nous secoue jusqu’au petit matin.
Vendredi 20 janvier 2012
6 h 20 du mat, Gilles est levé le premier il met en route le moteur et nous voilà parti.
Je ne suis pas en super forme, je n’ai pas dormi je fais la gueule :-(((
Navigation en direction des Tobago Cays au moteur à cause du génois déchiré. Dommage car il y a beaucoup de vent nous aurions pu faire une très bonne nav. au portant. 2 h plus tard nous longeons les côtes de Canouan et en face de nous Mayreau et plus au sud Union, les Tobago et Petit St. Vincent. Nous décidons de faire une halte à Mayreau, en arrivant au mouillage il y’a énormément de vent et beaucoup de bateaux. Je passe à l’avant avec la télécommande de l’ancre, Gilles est à la barre, Il me dit d’appuyer sur le bouton pour faire descendre la chaîne. Je n’entends pas bien pendant ce temps il manœuvre pour stabiliser le bateau. Non raté! Le vent nous fait dériver vers un bateau voisin, le gars m’interpelle « attention vous êtes sur mon ancre». Gilles s’énerve, moi je panique, « fais chier » je laisse tout tomber. Trop de vent trop de bateaux. Ni une ni deux, Gilles fais un demi-tour s’en prévenir. Je me rattrape aux haubans ce n’est pas possible de rester la! L’équipage est légèrement énervé. Nous partons à fond la caisse vers Tobago Et là les conneries continuent le chenal d’accès étant étroit et pas balisé l’attention n’étant pas là nous nous échouons sur des cays (bandes de rocher à fleur d’eau) qui nous stoppent net. LA ÇA CALME!
Pas de panique! Gilles attend la bonne vague pour mettre la marche arrière afin de nous dégager de ce piège, plus de peur que de mal. Nous réussissons sans gravité à nous dégager de cet endroit. Nous décidons de prendre un autre chenal en étant beaucoup plus attentif.
Nous rentrons dans les Tobago. Spectacle magnifique!
Les Tobago Cays sont un petit groupe d’îles des Grenadines, archipel des Antilles entre les îles Saint-Vincent et Grenade. Ces cayes sont situées à l’est de l’île de Mayreau, au sud-ouest de Canouan. Elles constituent l’élément principal des Tobago Cays Marine Park, un parc national de préservation de la vie sauvage créé par le gouvernement de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et dont le siège se trouve à Clifton Harbour, à Union. Les Tobago Cays sont devenues un des hauts lieux des passionnés de la voile. Soudés par la plus belle barrière corallienne des Antilles, ces quelques rochers tapissés de conques de lambis, coquillages géants à la nacre rose, abritent un mouillage circulaire de toute beauté. Les fonds marins, escarpés comme des canyons, où y foisonnent des mérous, des chirurgiens et des poissons-coffres. À bâbord l’ile petit bateau à tribord petit rameau et là nous rentrons dans le parc ou une trentaine de bateaux sont posés sur l’eau turquoise qui caractérise cet endroit. WONDERFUL! 3 boys boat viennent pour nous aider à prendre la bouée, je suis à l’avant du bateau, je lance un bout à l’un d’eux, malheureusement le bout lui échappe, à cause du vent avec difficulté nous nous remettons dans l’axe de la bouée pour lancer à nouveau le bout au boy boat et la encore une fois il ne l’attrape pas. C’est la Cata, le bout s’enroule dans l’hélice et fait caler le moteur, pris par le vent le bateau a tourné rapidement, heureusement un boy boat à un bon reflex il monte à bord prend la barre afin que Gilles mette l’ancre, le bateau étant stabilisé maintenant il faut un volontaire pour plonger pour dégager l’hélice. Un man me demande un masque et un tuba et plonge. Ok opération réussi. Nous payons gracieusement les 3 Man. 60EC. Après toutes ces péripéties nous décidons d’aller avec l’annexe sur la petite plage de Baradal, masque, tuba et palme pour faire du snorkelling mot anglais qui désigne plongé à la surface de l’eau. Pas de poisson à notre grand étonnement, comme il y a beaucoup de vent on suppose que le font est trop remué. Il y a 2 ans, nous nous étions émerveillés de cette endroit où l’on avait vu des gros poissons blancs, des tortues, des raies, des poissons coffre et petits poissons multicolores…
Nous retournons au bateau, ce soir nous allons manger les langoustes sur la plage de Petit Bateau. Le boy boat qui nous a aidé pour l’amarrage, nous a proposé » lobsters for dinner » langoustes pour 45EC la livre nous lui avons dit ok. Il doit venir nous chercher à 6h. Le soir comme convenu le Man vient nous chercher avec son bateau peint aux couleurs rasta rouge, jaune, vert et nous mène à fond la caisse. Des tables dispersées sur la plage sont dressées pour accueillir une vingtaine de personnes. Au fond, sur des gros barbecues les langoustes coupées en deux cuisent accompagnées de grosses pommes de terre. Nous prenons quelques photos et allons-nous mettre à table. Notre boy boat nous amène à chacun 2 demi langouste énorme, elles doivent peser au moins 1,5 kg chacune, accompagné de banane plantain frites et des pommes de terre avec une petite sauce dont seul notre hôte à le secret. Nous nous en mettons plein les babines! Nuit aux Tobago en plein mouillage beaucoup de vent, il faut s’habituer.
samedi 21 janvier 20012
Réveil vers 8h, petit dej dans le cockpit, farniente toute la matinée à regarder les arrivés et les départs des mono, des multicoques aux pavillons internationaux. Baignades, bronzage, la belle Life! Nous avions besoin de nous reposer, beaucoup d’émotion depuis 2 jours. Je propose à Gilles de prendre l’annexe pour aller faire du snorkelling à Jamesbay petite îlot avec une plage de sable

blanc avec palmiers . Nous montons dans l’annexe avec mpt (masque, palme, tuba) caméra et masque caméra. Nous arrivons sur la plage, nous amarrons le youyou à un tronc et hop on plonge. Le font à cet endroit est très beau. Nous croisons un banc de poissons multicolores, une grosse raie qui est tapis dans le sable. Dommage toujours beaucoup de vent. On remonte sur la plage le temps de faire quelques photos et nous regagnons le bateau. Ce matin nous avons vu le boy boat de la veille et nous lui avons demandé de nous conduire jusqu’à la passe de sortie pour éviter les cays. Celui-ci nous donne rendez-vous à 15h pour nous guider. Il est 14h nous mangeons un sandwich, nous rangeons l’intérieur du bateau. Nous sommes prêts. Nous attendons notre guide. Il faut dire que les Tobago Cays, comme son nom l’indique est formé de 4 petits îlots entourer de cailles, de rocher à fleur d’eau. Il y a des chemins à respecter si l’on ne veut pas s’échouer. Nous n’avons pas de radar, pas de pilote automatique et pas beaucoup d’expérience de navigation dans ces endroits certes merveilleux mais accidentés. En attendant, nous regardons les bateaux rentrer et sortir par la passe pour faire de même. 15h08 le boy boat n’est pas venu, nous décidons de partir. Gilles à la barre moi debout sur l’avant du bateau pour le guider à travers les cays. Nous avons quand même un instrument qui s’appelle « sondeur » qui
nous indique la profondeur. Et nous pouvons également nous aider en regardant la différence de couleur de l’eau. C’est bon nous

sommes passé. Navigation au moteur avec toujours beaucoup de vent. 16h 20 nous arrivons à Union. Un chenal balisé nous montre le passage à prendre pour aller au mouillage. Un boy boat arrive vers nous et nous propose de nous conduire jusqu’à une bouée d’amarrage. Je lui lance le bout et il l’attache à la bouée. Ok the price 80EC Et oui il faut toujours avoir la main au porte-monnaie ici en EC dollar caraïbe ! Nous décidons d’aller à terre pour retirer de l’argent et découvrir cette nouvelle île. Nous arrivons au ponton on amarre « youyou » et nous voilà sur le plancher des vaches. Union est une ville aux maisons multicolores plus structurée que Port Elisabeth à Bequia. Des échoppes de fruits et légumes, une grande banque au bâtiment en baie vitrée, restaurant, bar, magasin de téléphone Agicel. Une rue principale ou les blacks vivent ensemble. La rue monte raide et d’en haut nous surplombons toute la baie de Clifton Harbourg. Encore un beau tableau. Nous redescendons et décidons d’aller manger au resto. Je vois un restaurant avec ambiance musical steel band. Ok, on rentre dans un couloir un peu sombre et au bout on découvre une grande salle ouverte sur un ponton face à la mer. Des grandes tables dressées avec des nappes colorées. L’ameublement est disparate mais l’ensemble est accueillant sur le côté droit, le bar et dans son prolongement l’orchestre installé sur une estrade avec de gros bidons en fer de différentes tailles. Steel band instrument au son mélodieux, dansant et exotique.

Les musiciens ne sont pas encore arrivés en attendant nous prenons une boisson locale: un planteur de couleur orange foncé à base de différents fruits très forts en rhum et en sucre puis nous réservons une table pour 19h30. En sirotant notre boisson nous nous remémorons nos aventures de marin. Petit à petit la salle se remplie, les musiciens arrivent la serveuse vient prendre notre commande. Au menu: red fish, assiette de salade, légumes, riz banane plantain fris. C’est magique! Le rythme de l’orchestre Steel band s’accélère. C’est encore une soirée mémorable. Il n’est pas tard, mais les journées de marin commencent tôt. Nous repartons au bateau dans la nuit en slalomant entre tous les navires, mais où est donc le nôtre? Enfin le voilà nous montons à bord. Bonne nuit demain nous partons de bonne heure.
Dimanche 22 janvier 2012
Le vent à souffler toute la nuit avec des pointes jusqu’à 50 nœuds. Toutes les demi-heures, je regardais par les hublots, j’avais l’impression d’être dans un couloir et de voir tous les bateaux glisser à la surface de la mer. Le vent souffle dans les haubans, les mats des bateaux se courbent et j’entends les vagues taper contre la coque, tous prend des proportions hallucinantes, il faut s’habituer. Il est 7h j’ai mal dormi. Nous avions décidé de rester à Union 2 jours, mais le boy boat de la veille qui nous a vendu la bouée arrive en nous expliquant que si on veut rester une seconde nuit il faut payer à nouveau 80EC. Gilles énerver par ce torpillage luit dit non. Il nous dit qu’il nous fait la place 55EC. Moi je préférerai rester mais Gilles est catégorique. Le vent ne cesse de souffle. C’est décidé, nous partirons après le petit dej, on range tout à l’intérieur du bateau, Gilles met le moteur en marche, il est à la barre moi à l’avant pour détacher le bout de la bouée.
Mais la veille le fameux boy boat Angelo, avait attaché le bout de la bouée en passant tous les cordages du même côté. Cela fait que au moment où je défais le bout, j’essaie de récupérer l’autre morceau et là je ne le vois pas, en 2 minutes le vent emporte le bateau, et le bout étant très long il va s’enrouler dans l’hélice, cela entraîne la coupure du moteur, et le vent souffle violemment nous sommes déporte vers les cays à la sortie du chenal aussitôt Gilles tente de mettre l’ancre mais le guindo est bloqué. Un peu plus loin un boy boat nous voit en difficulté, je l’appel  » help, help ». Il arrive rapidement me tend un bout et retient le bateau il nous remorque jusqu’à la place que nous venions de quitter. Angelo arrive à ce moment-là pour l’aider. Gilles est en colère et moi je suis confuse du déroulement de la situation qui aurait pu être dangereuse. Nous sommes « dégoûtés « . Le boy boat essai de nous calmé il nous explique qu’il a un ami qui peut plonger pour couper le bout enroulé. Nous attendons un petit moment. Gilles et moi sommes très énervés et fatigués. Le 3ème boy boat, pêcheur de lambis (gros coquillage) arrive, aussitôt il nous demande masque tuba palmes couteau et plonge. Nous attendons qu’il ait fini. Nous comprenons aussi que l’histoire va nous couter le triple d’une place. Lorsque le problème est résolu, nous négocions le prix, au final ce sera 300EC pour Angelo le placeur, 300EC pour le Man qui n’oublie pas de nous rappeler que sans lui on glisser sur les cailles et 400EC pour le plongeur qui a coupé le bout. Au total 1000EC, qui n’été pas du tout prévu sur le budget des vacances.
La seconde nuit étant largement payer et le vent ne s’arrêtant pas nous restons une journée de plus à Union. Journée avec le morale à zéro, nous restons chacun dans un coin déçu énerve par cette mésaventure. Nous partirons demain, encore une nuit, à regarder par le hublot, il faut que je dorme. Demains nous remontons jusqu’à St. Vincent 54 milles, grosse nav.
Lundi 23 janvier 2012
Départ à 6h40. Go on! Il faut passer par le chenal et nous avonsdécidé de contourner Union par l’ouest pour remonter sur St.Vincent. Cette nav. se fait au moteur le vent est de face, nous avons établi la GV avec 2 ris et Génois 80% car lorsque nous arriverons dans le canal le vent sera entre 35, 45 nœuds Union est derrière nous quand à nouveau on s’aperçoit que le génois se déchire à un nouvel endroit. Tant pis, on l’enroule, on se fait la traversée comme ça, moteur + GV, ris enlevé. Vitesse du bateau variant de 4 à 5 nœuds, cap au 30°. A tour de rôle le capt’aine Gilles et le moussaillon Nat se relaient pour barrer.
Comme prévu arrivée à Wallilabou 16h20. 10h de nav. 54 milles parcourue. Bravo, nous arrivons dans la célèbre baie du film PIRATE DES CARAÏBES, c’est splendide! Deux boy boat nommés Franklin et Jonathan qui nous guettaient, avancent vers nous en expliquant que la bouée coûte 40EC. Arrivés au fond de la baie ils nous disent qu’il n’y a plus de bouée disponible et qu’il faut mouiller en arrière et mettre un bout à terre. Ok! Je suis à la barre Gilles aux commandes de l’ancre, il faut rentrer en marche arrière. Gilles me guide, le boy boat est derrière moi. C’est la première fois que je barre un navire de 10,50 m en arrière. Ok, manœuvre réussi.
Nous sommes fatigués mais heureux d’être arrivé à Wallilabou. Autour du bateau,
4 barques de boy boat se précipitent pour proposer du pain, des fruits, prendre les poubelles. »Thank you, l don’t need » nous payons Franklin et Jonathan pour le mouillage. Nous descendons à terre faire la clearance de sortie. Le bureau qui se trouve dans les anciens décors du célèbre film est ouvert de 17h à18h. Nous profitons ensuite d’aller jusqu’au bout ou se trouve un bar restaurant puis nous rentrons sur Kimkiliba nom de notre bateau. Suite à notre problème de génois, Gilles envoi un SMS à la Sté de location en expliquant le problème. Maintenant nous avons bien mérite de prendre un bain et pour se désaltérer un planteur. Programme pour ce soir après un petit repas dans le cockpit, allez chez Tony boire un Jack Sparrow, cocktail à base de rhum à 85° et de fruits frais.

Tony est célèbre dans le monde entier, tous les marins qui s’arrêtent à Wallilabou vont boire sa fabuleuse boisson, ce mélange ce boit comme un sirop à la paille, tout temps écoutant en boucle Bob Marley. Tony est un reggae Man de 68 ou 73 ans difficile de déterminé son âge, mince avec une tête très rieuse, très sympathique, il habite dans son bar sur la plage, la décoration est atypique, des pavillons de tous pays flottent au vent. A l’extérieur 2 grandes tables et des chaises nous accueillent. A l’intérieur, il y a un comptoir en bois, au-dessus une collection de casquettes usagées offert par les différents skippers de passage chez lui, derrière des bouteilles et des verres rangeaient sur des étagères, un fouillis bien organise, des billets de toutes nationalités sont épinglés tout le long des tablettes, des centaines de cd et une grosse batterie de camion pour faire fonctionner sa musique. Tony nous accueille, nous lui expliquons que nous sommes venus, il y a 2 ans en 2010 et que nous avions dédicacé son livre d’honneur. Il va chercher son book et nous lui montrons le message de l’époque. Nous sommes heureux de le revoir et lui aussi. La soirée se passe à discuter avec lui et son ami Rudy en Anglais, s’il vous plaît! Nous dédicaçons le nouveau livre d’or, » tchequon » (tchequer: salut point contre point et point contre cœur) avec nos amis et nous repartons dans la nuit avec youyou sur notre bateau. SOIRÉE MÉMORABLE !
Excellente nuit.
Mardi 24 janvier 2012
Après une bonne nuit nous sommes parés à lever l’ancre pour Rodney Bay, quand un boy boat arrive et interpelle Gilles.  » My name is Joël, l Côme for sailling, persuader d’être à nouveau démarcher par un boy boat nous n’écoutons pas ce qu’il nous dit. Il insiste et là nous entendons les mots « Yannis et gasoil » et là nous comprenons qu’il est envoyé par la Ste de location du bateau pour résoudre nos problèmes de voile déchirées. Nous n’avions pas eu de réponse suite à notre envoi de sms pour le génois déchiré. Nous l’invitons à monter à bord pour récupérer le génois que Gilles affale nous lui demandons si il peut nous fournir du gasoil car il ne nous en reste pas suffisamment suite aux nombreuses nav. au moteur. « Sans problème je m’occupe de tout » Et il nous demande de lui prêter l’annexe pour amener le génois au réparateur et qu’il sera de retour vers 16h. Sur ce, Gilles lui demande d’appeler Yannis patron de la Ste de location pour lui dire que nous sommes bloqués un jour de plus à Wallilabou. Ok, nous allons profiter de cette journée. Le soleil est radieux et l’eau est à 32° nous avons mérité un petit plongeon, Gilles m’appelle et me dit vient voir Nat il y’a un banc de poissons argentés sous le bateau. Je mets mon masque caméra pour filmer ce spectacle magnifique et Gilles s’amuse au milieu de ce banc de poissons en tournoyant avec eux. Après ce petit moment de récréation, nous décidons d’aller pique-niquer à une cascade se trouvant à 1 heure de marche de la baie. N’ayant plus d’annexe, Joël le réparateur nous a mis à notre disposition un boy boat qui nous amène à terre. Nous empruntons la route à pieds avec nos sacs à dos, le paysage est magnifique! Une montagne couverte d’une forêt dense grands feuillus et cocotiers jalonnent notre parcours pentu. En arrivant là-haut, nous sommes fort étonner de voir que l’entrée du site est payante quand nous étions venus en 2010, l’entrée était libre, nous payons 2EC (1€) pour pénétrer dans les lieux et nous constatons que c’est bien entretenu. Un petit chemin nous mènes à la cascade ou nous profitons de nous baigner dans cette eau pure et douce permettant de nous dessaler.
A tour de rôle nous allons sous la cascade pour un massage tonique, après nous être rafraichi, nous rejoignons par un petit pont un kiosque aménagé de tables et de bancs, l’endroit est frais et ombragé, des massifs de fleurs exotiques nous entourent et des petits lézards verts nous rendent visitent.
En redescendant au bateau, nous décidons de réserver une table chez Tony pour le soir cela n’était pas prévu, profitons-en.
Arrivée sur la plage, nous apercevons Joël qui est déjà à bord avec le génois réparé et 2 jerricanes de gasoil, le boy boat nous ramène à bord. Nous ne perdons pas de temps pendant que Gilles remet le génois Joël fait le plein de gasoil, après avoir accompli ces deux tâches, nous passons aux choses sérieuses car Joël nous fait comprendre qu’il faut payer son intervention, Gilles lui demande le détail: réparation de la voile, gazole, sa journée de travail le tout s’élève à 770 EC (217€). Afin de lui régler cette somme, nous négocions la gratuité d’un taxi pour nous rendre à la ville la plus proche pour retirer de l’argent. Le deal accepté, nous retournons à terre ou Joël trouve un ami qui possède un 4×4. Après avoir été en mer pendant 8 jours, nous avons perdu l’habitude de voyager en véhicule terrestre, Joël nous explique que nous allons à Barrouallie à 20kms d’ici. Vue de la mer st Vincent semble enfoui sous une végétation luxuriante, vu de la terre nous découvrons une île habitée. Il n’y a pas que des maisons de pêcheurs, tout le long de la route nous voyons des magnifiques maisons multicolores, église, collèges, des enfants sortent de l’école, certain attendent le bus d’autre marchent à pieds. Ils sont habillés en uniforme. Le paysage est incroyable! Au bout de quelques kilomètres, nous nous arrêtons, le chauffeur de taxi parle à un piéton qui lui remmène une pièce en ferraille et je comprends que nous avons perdu une plaquette de freins, nous nous garons et changeons de véhicule pour nous retrouver à l’arriéré d’un camion plateau où nous poursuivons notre route à l’air libre. C’est notre pékin express à nous, sauf que dans cette aventure nous ne vivons pas avec 1€ par jour mais qu’il faut « lot of money ». En voyant les richissimes demeures, j’interroge Joël lui demandant si les propriétaires sont des américains, il m’explique que la principale activité de l’île est la vente de marihuana. Nous restons stupéfaits! Nous arrivons au DAB, retirons l’argent, payons Joël et nous retournons à walli.
De retour nous invitons Joël à prendre un pot au bar de la baie et pendant la conversation nous apprenons qu’il est skipper indépendant et qu’à ce titre il est respecté de tous les boyboats. Nous prenons congé en lui disant que nous partirons demain matin à 6h. Il nous dit qu’il nous fera porter quelques fruits et du pain pour le trajet. Arrivée sur le bateau, nous nous désaltérons avec un planteur. Le skipper d’un bateau voisin, ami de Joël, vient nous rende visite afin de savoir si on a besoin d’aide. Il est Français et il nous raconte qu’il a quitté la terre depuis 2 ans et qu’il vit sur son catamaran avec sa femme et ses 2 jeunes enfants, pour se procurer des revenus complémentaires il fait quelques croisières avec des passagers. Sur ce nous prenons congé, car nous avons réservé au resto. A 19h nous sommes accueilli par Tony, qui nous propose une table en terrasse, une jeune fille vient nous prendre la commande, elle nous propose ce soir: Fish or chiken. Nous choisissons poissons accompagné de riz, pomme de terre, salade et une bière. À la table voisine un groupe de marins polonais palabrent sur un ton élevé dans leur langue incompréhensible tout en buvant des cervoises. Nous savourons notre repas dans ce cadre paradisiaque avec en font à gauche les formes des décors du fameux film, dans une ambiance humide chaude avec le ressac de la mer nous pourrions presque voir apparaître le black bird. Après ce délicieux repas, nous rentrons dans le bar pour prendre un dernier verre. À l’intérieur il y a beaucoup de monde, essentiellement des russes, Tony très heureux derrière le comptoir prépare des boissons pendant que Rudy son ami sert les clients. Ensuite Rudy nous rejoints avec 2 Jack Sparo et nous entamons une conversation sur nos vies respectives. Nous sommes heureux d’avoir mangé chez Tony ou nous avons fait encore une fois de belles rencontres, cette soirée supplémentaire nous comble. Nous disons au revoir à nos hôtes et rejoignons Kimkiliba. Bonne nuit Les pirates!
Mercredi 25 janvier 2012
6 h du mat, le réveil sonne, il faut se lève nous devons reprendre le chemin du retour. Un café pour nous réveiller, Gilles termine le rangement intérieur du bateau moi je monte dans le cockpit pour enlever les serviettes étendues et vérifier le matériel. Lorsque, je vois arrivé une barque menée par un boyboat dans laquelle Joël notre réparateur de voile à pris place, il nous avait promis la veille de nous apporter quelques fruits et du pain pour le voyage, en plus il me tend un jolie bracelet de coquillages en souvenir amicale de notre rencontre. Je suis touchée, je le remercie infiniment et nous nous disons au revoir. Encore une belle rencontre. Le moteur est en route, nous quittons la baie de Wallilabou. Gilles hisse la GV et le génois sous cette allure nous remontons l’Ile de st Vincent pendant 13 M jusqu’au canal de st Lucie ou nous couperons le moteur car le vent attendu est de 25 nœuds. Nous avons de la route à faire pour rejoindre Rodney Bay. À notre entrée dans le canal comme prévu le vent forci, jamais deux sans trois le génois se déchire à nouveau, nous rentrerons donc au moteur avec la GV. La navigation est longue nous barrons à tour de rôle. 10 heures plus tard, après 70 milles, nous sommes dans l’entrée de Rodney Bay. Ils nous tardent de mouiller et de nous reposer. Nous « jetons l’ancre » chez les puristes ce terme ne s’emploi pas, à 500 mètres de la plage nous sommes heureux d’être enfin arrivés. La vaste baie est bien protégée des vents de Nord à Sud Est, très pratique, pour se reposer avant de traverser le canal venté vers la Martinique. Nous sirotons un planteur en admirant cette large baie au soleil couchant avec comme point culminant Pigeon Island. Ce soir-là je me suis coucher à 20h et j’ai dormi comme un bébé.
Jeudi 26 janvier 2012
Avant dernier jour de navigation, à l’aube nous reprenons la route vers Grande Anse au sud-ouest de la Martinique. 32M plus tard nous arrivons, devant nous se dessine un tableau magnifique multicolore, des bateaux aux mouillage dans cet authentique village de pêcheurs transformer en station balnéaire beaucoup fréquenter par de jeune retraite venant de métropole. Des petites maisons aux couleurs créoles parsemer sur la colline, et une longue plage ou les restaurants se font concurrencent. Nous décidons de mouiller entre la multitude de bateaux, la manœuvre est effectuée sans difficultés Gilles à la barre moi à la télécommande de l’ancre. Ok

mouillage réussi! Nous avons hâte d’aller nous restaurer. Nous sautons dans l’annexe et nous nous faufilons entre tous ces beaux voiliers, l’eau est turquoise le soleil brille, c’est le paradis. Nous arrivons sur la plage, des touristes son allongés sur leurs serviettes pour un bain de soleil, nous décidons d’aller manger chez Man Nita petit restaurant peins en bleu sur la plage. La spécialité de ce lieu : balaous fris , grosse sardine, accompagner de banane plantain et gratin de chrystofil le tous arroser évidement d’un planteur boisson typique des Antilles. Nous dégustons ce repas tout en admirant la baie vue coté terre. Entre le plat et le dessert nous avons la chance de voir arrivée dans la baie le magnifique « cleapper » un 4 mâts, réplique d’un vieux gréement, bateau de croisière réserve à une cliente très aisé. Après ce délicieux repas nous prenons un bain, l’eau est légèrement fraîche 28, 29° C’est de l’humour! Puis nous baladons dans la rue piétonne qui borde la plage où des restaurants et boutiques de souvenir se côtoient. Nous retournons en annexe sur kimkiliba, nous prenons masques tuba palmes pour aller découvrir les fonds environnants l’endroit n’est pas extraordinaire nous retournons à bord. Une fois à bord nous préparons nos affaires, nous devons rendre le bateau et être au Marin demain matin, nous rassemblons le reste de nourriture et décidons d’aller porter le sac au bateau voisin. Ce soir nous avons rendez-vous avec la fille de Gilles, Stéphanie qui est venu pour son travail, nous devons manger ensemble au resto. Vers 19h30 nous repartons avec notre annexe jusqu’au ponton dans la nuit. Steph nous rejoins nous passons une agréable soirée en relatant nos aventures de marin.
Vendredi 27 janvier 2012
Départ au lever du jour, cap final le Marin à 3h de nav., nous sortons de l’anse d’Arlet et passons devant le majestueux rocher du Diamant 175m de haut puis longeons à 3m de la côte jusqu’au Marin, 9h nous entrons dans le chenal menant à la marina. Un ketch et un catamaran nous doublent, Gilles décidé de les suivre pour trouver plus facilement l’entrée de la marina. Dans les méandres du chenal et parmi la multitude de bateaux présent nous les perdons de vue, après quelques centaine de mètres Gilles aperçois sur notre droite l’arrière du Cata. il réaligne la route sur ce bateau, au bout de quelques minutes celui-ci ralenti, Gilles en fais de même, mais cela ne suffit pas, sa pou se rapproche très vite, d’un grand coup de barre à bâbord, nous l’évitons, erreur de bateau celui-ci était au mouillage. Nous arrivons dans la marina ou beaucoup de vent amplifie la difficulté d’accostage, nous décidons d’appeler la base de Kiriacoulis pour nous aider à la manœuvre que nous n’avons jamais effectué avec un navire de cette taille, d’autant plus que la seule place disponible nous paraît trop petite. En attendant la venue d’une personne de Kiriacouli, nous essayons de maintenir le bateau sur place par des manœuvres plus ou moins contrôlée rendu très difficile par le vent violent. Nous faisons peur à la gendarmerie dans son embarcation qui nous réprimande par un coup de Klaxon. Au poste à essence, sur le ponton voisin les bateaux en attentes de faire le plein rencontrent les mêmes difficultés. Sauvé, le responsable surgit sur un Cata en bout de quai et nous demande de nous approcher au maximum afin de monter à notre bord pour effectuer lui-même la manœuvre. En deux trois mouvement et une maîtrise parfaite du navire nous sommes accosté.OUF!
Triste mais pas mécontent, nous débarquons nos effets et quittons le Marin dans une voiture que nous avions réservée prenant la direction du petit hôtel ou nous avions passé notre premier nuit. Il nous reste 3 jours pour balader sur l’île aux fleurs avant notre retour pour la métropole.

Allonger sur notre lit avec un léger tangage, les souvenirs et les très belles images défilent dans nos têtes et c’est ainsi que nous nous endormons.

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