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VOYAGE SURPRISE

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Voyage surprise
Destination Rio de Janeiro Bresil
Gilles et moi sommes partis le lundi 7 janvier 2012 pour Rio de Janeiro
Départ à11h du matin 2h20 de vol escale à Lisbonne Portugal et c’est partis pour 10h de vol sur un boing 382 compagnie Tap Portugal
Vol très agréable, le temps a passé vite nous étions assis à côté d’un monsieur Portugais parlant l’anglais, il nous raconte qu’il travaille sur des plateformes pétrolières et qu’il se rend à Rio pour une trentaine de jours, personnage très sympathique et intéressant.

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Windsor Martinique Hotel

23h nous atterrissons à l’aéroport de Rio nous prenons un taxi, direction Windsor Martinique Copa Hôtel dans une rue adjacente de la mytique Copacabana Beach. L’hôtel est accueillant, un room service prend nos valises nous montons a notre chambre n•419, la chambre est coquette grand lit, télévision écran plat avec chaîne satellite, salle de bain tout en marbre avec une douche italienne. Il est tard nous nous couchons l’aventure brésilienne commence « amahna » demain en portugais « bom note »!

Copacabana  OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Copacabana

Mardi 8 janvier
Réveil matinale 7h, 10h en France, il y a 3 heures de décalage cela n’est pas difficile de s’habituer au rythme brésilien. Nous descendons prendre notre petit déjeuner. Le buffet est varié pour moi se sera omelette jambon fromage cafe au lait et jus d’orange il faut prendre des forces pour commencer cette journée. Le programme Pão des Açucar, nous nous familiarisons rapidement avec le plan de la ville pour repérer les différents site à visiter nous décidons d’aller voir le mythique pain de sucre.

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Pain de sucre
Nous découvrons la célèbre promenade de Copacabana daller de mosaïque noir et blanche de 6 kms de long, avec une circulation dense sur la route 3 voies d’un côté, 3 voies de l’autre une piste cyclable et joggeurs se croisent, certain court d’autre font de la marche rapide, des jeunes, des vieux , en familles seul ou en groupe des centaines de personne arpente la célèbre avenue. Après avoir marcher pendant 1 heure, nous prenons la rue en direction du pain de sucre, nous voyons un arrêt de bus, le temps de repérer le numero, le bus arrive nous montons dedans ,C’est partis! Le système dans les autobus est bien organisé, le chauffeur conduit et à l’entrée il y a une autre personne femme ou homme assis sur un fauteuil devant une caisse et un tourniquet il faut acheter sa place puis passer pour aller s’assoir ce moyen empêche la fraude, permet d’économiser le papier pour les tickets et de faire un emploi supplémentaire.
Nous arrivons au célèbre pain de sucre nous descendons et nous nous dirigeons vers le téléphériques

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Mercredi 9 janvier
La statue du christ rédempteur, nous partons pour le Corcovado, la semaine dernière nous étions déçus le temps était couvert la statue était dans le brouillard complet aujourd’hui il fait beau. Nous prenons le 583 qui nous amène au départ du petit train.

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Nous nous faufilons jusqu’au départ et la une hôtesse nous dit qu’il naît pas possible de monter en train car il y a un problème technique dût à l’ orage de la veille. Nous redescendons plus bas où nous pouvons prendre le collectivo et là nous découvrons une file d’attente d’au moins 1h, tans pis c’est le seul moyen de monter, il fait beau le temps est dégagé, il faut profiter de ce moment car la brume peut revenir rapidement. Il fait très chaud, je décide d’aller acheter rapidement une bouteille d’eau cela me prends 5mn, je ressors  et je ne vois plus Gilles. La file s’est agrandi, elle fait tout le tour de la petite place et les collectivos se remplissent au fur et à mesure devant le magasin où j’ai fait mes hachât, je ne comprends pas où est passé Gilles je ne s’est pas quoi faire ce n’est pas lui qui a l’argent et je n’ai pas mon téléphone pour communiqué, je scrute la file et je ne le voit pas, je décide de monter dans un minibus, je me dis que lui aussi à du faire ça, et au dernier moment je me dit mais non c’est pas possible il n’a pas d’argent je descends et je regarde à nouveau et là, je le reconnaît au loin de l’autre côté de la place, ouf, je suis rassurée, la file d’attente c’est déplacée, je le rejoint, nous attendons encore 15 mn et nous montons dans le minibus. Le véhicule grimpe sur la route pentue, nous arrivons à un grand parking ou plein d’autres taxis, bus sont garés. Le chauffeur nous dit de descendre, il faut changer de minibus pour faire le deuxième partie du trajet. Nous devons auparavant aller prendre un billet pour l’accès du christ rédempteur nous rejoignons la queue il y en a encore pour 2h. Las d’attendre nous décidons de monter à pieds, 2 kms à pieds, cela nous fait pas peur, nous marchons en moyenne 15 kms par jour. Nous commençons notre ascension, il fait chaud, la route est vraiment inclinée.

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Cosme Velho

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Corcovado

Jeudi 10 janvier
Marche sur la plage le matin puis visite du centre ville église métro

Vendredi 11 janvier
Promenade le long de la plage et ce soir quartier Lapa place connu pour la fiesta
La caïpirinha (prononcer « caïpirigna » : la petite rustique) est un cocktail brésilien préparé à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert. Créé par les paysans (ou péquenauds, caïpira en portugais) dont il tire l’origine de son nom, ce cocktail est très populaire et largement consommé dans les restaurants, bars et boîtes de nuit notamment au Portugal où il est le cocktail le plus apprécié[réf. nécessaire].

Mardi 14 janvier
Aujourd’hui après le petite déjeuner nous décidons d’aller à Sao Conrado lieu où il est possible de faire des sauts en deltaplane et parapente.

 

Nous partons à l’arrêt de bus, où un couple attend le 177, l’homme s’approche de moi et me demande confirmation pour la destination de Sao Conrado, je lui dit que nous y allons nous aussi. Nous entamons une conversation mi anglais mi espagnol avec ce couple fort sympathique dans l’attente du transport en commun, nous montons dans le bus et continuons à faire connaissance avec Fabiana et Ricardo ils sont de Cordoba Argentine. Une demi heure plus tard nous descendons de l’autobus nous échangeons nos adresse mail et nous disons au revoir. Nous marchons le long de la promenade et bout nous voyons l’arrivée des deltas et parapente un homme s’avance vers nous et nous propose en anglais un vol en parapente nous lui disons ok, nous le suivons cela est vite décidé il nous emmène dans le bureau nous remplissons les formulaires, nous aurons un pilote chacun, nous montons en voiture et prenons la route de la plateforme de départ, le chemin est raide. Nous arrivons en haut de la foret de Tijuca 512 m d’altitude surplombant toute la baie de Rio où se trouve les équipes des pilotes entrain de préparer leur voile. L’adrénaline commence a me parcourir pour Gilles et moi c’est une première. Nous en rêvions depuis longtemps. Apres un briefing rapide nous enfilons nos harnais, mon pilote me rappelle que je dois rester relax « to run to rise », Gilles par le premier puis vient mon tour, je suis avec mon pilote attacher à cote de lui, nous courrons en même temps je regarde l’horizon et voilà JE VOLE. C’est fantastique! Nous virevoltons au dessus de la ville devant moi l’océan sur la gauche au loin Rio de Janeiro, Copacabana nous descendons en douceur nous planons c’est merveilleux 15 mn plus tard nous atterrissons sur la plage, quelle émotions j’ai les jambes qui tremblent

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VOYAGE SURPRISE

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Voyage surprise
Destination Rio de Janeiro Bresil
Gilles et moi sommes partis le lundi 7 janvier 2012 pour Rio de Janeiro
Départ à11h du matin 2h20 de vol escale à Lisbonne Portugal et c’est partis pour 10h de vol sur un boing 382 compagnie Tap Portugal
Vol très agréable, le temps a passé vite nous étions assis à côté d’un monsieur Portugais parlant l’anglais, il nous raconte qu’il travaille sur des plateformes pétrolières et qu’il se rend à Rio pour une trentaine de jours, personnage très sympathique et intéressant.

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Windsor Martinique Hotel

23h nous atterrissons à l’aéroport de Rio nous prenons un taxi, direction Windsor Martinique Copa Hôtel dans une rue adjacente de la mytique Copacabana Beach. L’hôtel est accueillant, un room service prend nos valises nous montons a notre chambre n•419, la chambre est coquette grand lit, télévision écran plat avec chaîne satellite, salle de bain tout en marbre avec une douche italienne. Il est tard nous nous couchons l’aventure brésilienne commence « amahna » demain en portugais « bom note »!

Copacabana  OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Copacabana

Mardi 8 janvier
Réveil matinale 7h, 10h en France, il y a 3 heures de décalage cela n’est pas difficile de s’habituer au rythme brésilien. Nous descendons prendre notre petit déjeuner. Le buffet est varié pour moi se sera omelette jambon fromage cafe au lait et jus d’orange il faut prendre des forces pour commencer cette journée. Le programme Pão des Açucar, nous nous familiarisons rapidement avec le plan de la ville pour repérer les différents site à visiter nous décidons d’aller voir le mythique pain de sucre.

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Pain de sucre
Nous découvrons la célèbre promenade de Copacabana daller de mosaïque noir et blanche de 6 kms de long, avec une circulation dense sur la route 3 voies d’un côté, 3 voies de l’autre une piste cyclable et joggeurs se croisent, certain court d’autre font de la marche rapide, des jeunes, des vieux , en familles seul ou en groupe des centaines de personne arpente la célèbre avenue. Après avoir marcher pendant 1 heure, nous prenons la rue en direction du pain de sucre, nous voyons un arrêt de bus, le temps de repérer le numero, le bus arrive nous montons dedans ,C’est partis! Le système dans les autobus est bien organisé, le chauffeur conduit et à l’entrée il y a une autre personne femme ou homme assis sur un fauteuil devant une caisse et un tourniquet il faut acheter sa place puis passer pour aller s’assoir ce moyen empêche la fraude, permet d’économiser le papier pour les tickets et de faire un emploi supplémentaire.
Nous arrivons au célèbre pain de sucre nous descendons et nous nous dirigeons vers le téléphériques

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Mercredi 9 janvier
La statue du christ rédempteur, nous partons pour le Corcovado, la semaine dernière nous étions déçus le temps était couvert la statue était dans le brouillard complet aujourd’hui il fait beau. Nous prenons le 583 qui nous amène au départ du petit train.

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Nous nous faufilons jusqu’au départ et la une hôtesse nous dit qu’il naît pas possible de monter en train car il y a un problème technique dût à l’ orage de la veille. Nous redescendons plus bas où nous pouvons prendre le collectivo et là nous découvrons une file d’attente d’au moins 1h, tans pis c’est le seul moyen de monter, il fait beau le temps est dégagé, il faut profiter de ce moment car la brume peut revenir rapidement. Il fait très chaud, je décide d’aller acheter rapidement une bouteille d’eau cela me prends 5mn, je ressors  et je ne vois plus Gilles. La file s’est agrandi, elle fait tout le tour de la petite place et les collectivos se remplissent au fur et à mesure devant le magasin où j’ai fait mes hachât, je ne comprends pas où est passé Gilles je ne s’est pas quoi faire ce n’est pas lui qui a l’argent et je n’ai pas mon téléphone pour communiqué, je scrute la file et je ne le voit pas, je décide de monter dans un minibus, je me dis que lui aussi à du faire ça, et au dernier moment je me dit mais non c’est pas possible il n’a pas d’argent je descends et je regarde à nouveau et là, je le reconnaît au loin de l’autre côté de la place, ouf, je suis rassurée, la file d’attente c’est déplacée, je le rejoint, nous attendons encore 15 mn et nous montons dans le minibus. Le véhicule grimpe sur la route pentue, nous arrivons à un grand parking ou plein d’autres taxis, bus sont garés. Le chauffeur nous dit de descendre, il faut changer de minibus pour faire le deuxième partie du trajet. Nous devons auparavant aller prendre un billet pour l’accès du christ rédempteur nous rejoignons la queue il y en a encore pour 2h. Las d’attendre nous décidons de monter à pieds, 2 kms à pieds, cela nous fait pas peur, nous marchons en moyenne 15 kms par jour. Nous commençons notre ascension, il fait chaud, la route est vraiment inclinée.

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Cosme Velho

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Corcovado

Jeudi 10 janvier
Marche sur la plage le matin puis visite du centre ville église métro

Vendredi 11 janvier
Promenade le long de la plage et ce soir quartier Lapa place connu pour la fiesta
La caïpirinha (prononcer « caïpirigna » : la petite rustique) est un cocktail brésilien préparé à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert. Créé par les paysans (ou péquenauds, caïpira en portugais) dont il tire l’origine de son nom, ce cocktail est très populaire et largement consommé dans les restaurants, bars et boîtes de nuit notamment au Portugal où il est le cocktail le plus apprécié[réf. nécessaire].

Mardi 14 janvier
Aujourd’hui après le petite déjeuner nous décidons d’aller à Sao Conrado lieu où il est possible de faire des sauts en deltaplane et parapente.

 

Nous partons à l’arrêt de bus, où un couple attend le 177, l’homme s’approche de moi et me demande confirmation pour la destination de Sao Conrado, je lui dit que nous y allons nous aussi. Nous entamons une conversation mi anglais mi espagnol avec ce couple fort sympathique dans l’attente du transport en commun, nous montons dans le bus et continuons à faire connaissance avec Fabiana et Ricardo ils sont de Cordoba Argentine. Une demi heure plus tard nous descendons de l’autobus nous échangeons nos adresse mail et nous disons au revoir. Nous marchons le long de la promenade et bout nous voyons l’arrivée des deltas et parapente un homme s’avance vers nous et nous propose en anglais un vol en parapente nous lui disons ok, nous le suivons cela est vite décidé il nous emmène dans le bureau nous remplissons les formulaires, nous aurons un pilote chacun, nous montons en voiture et prenons la route de la plateforme de départ, le chemin est raide. Nous arrivons en haut de la foret de Tijuca 512 m d’altitude surplombant toute la baie de Rio où se trouve les équipes des pilotes entrain de préparer leur voile. L’adrénaline commence a me parcourir pour Gilles et moi c’est une première. Nous en rêvions depuis longtemps. Apres un briefing rapide nous enfilons nos harnais, mon pilote me rappelle que je dois rester relax « to run to rise », Gilles par le premier puis vient mon tour, je suis avec mon pilote attacher à cote de lui, nous courrons en même temps je regarde l’horizon et voilà JE VOLE. C’est fantastique! Nous virevoltons au dessus de la ville devant moi l’océan sur la gauche au loin Rio de Janeiro, Copacabana nous descendons en douceur nous planons c’est merveilleux 15 mn plus tard nous atterrissons sur la plage, quelle émotions j’ai les jambes qui tremblent

CROISIERE

 

Les Novices

 

Croisière aux Grenadines du 15 au 26 janvier 2012

Gilles et moi sommes partis le dimanche 15 janvier, pour cette fameuse croisière que nous envisagions depuis longtemps, l’idée d’une aventure à deux avait germée durant la croisière que nous avions faite dans les Grenadines en 2010 sur un catamaran privé avec skipper et hôtesse.

Nous sommes arrivés à l’Aéroport de Marignane à 9h du matin un peu à la bourre car Gilles ne se rendait pas compte du temps qui passé, heureusement il avait pris soin de nous enregistrer en ligne ce qui nous a permis de nous rendre directement à la salle d’embarquement car l’avion décollait à 10h via Paris Orly puis à 13h décollage pour Fort de France Martinique. Super! Le vol s’est bien passé. Nous sommes arrivés avec 30 mn d’avance avec un Boeing 777 piloté par une femme!

A notre arrivée vers 18h, un taxi que Gilles avait réservé nous attendait pour nous amener à l’hôtel  » les docks » situé dans la zone industrielle à côté du Marin, marina où est amarré le voilier que nous avons loué par internet. Après avoir déposé nos bagages dans notre chambre nous sommes descendus à pieds jusqu’à la marina située à environ 3 kilomètres où nous sommes allés manger au Mangot Bay, restaurant ouvert sur la marina qui vous attire avec une connexion wifi gratuite qui ne fonctionne pas souvent. Après nous être restaurés avec une magnifique assiette créoles composée de boudin antillais d’un crabe farci et de légumes exotiques le tout arrosé par un bon planteur nous sommes remontés nous coucher. Voyage plus décalage horaire, nous n’avons pas tardé à nous endormir.

 

Lundi 16 janvier 2012

Ce matin nous nous sommes levés à 5h car notre horloge biologique est toujours calée sur la métropole, nous sommes impatient comme des enfants!

C’est la première fois que nous partons en croisière seul sur un grand voilier c’est pour cela nous avons choisi de refaire le même parcours quand 2010, nous risquerons moins de nous perdre.

Après avoir pris le petit dej. au Mangot bay nous nous rendons à l’agence de location où le gérant nous informe que la clairance de sortie doit se faire avant 12h30 et que le bateau ne sera prêt que dans l’après-midi. Passeports et carnet de francisation en mains nous nous rendons à la douane située à quelques mètres pour faire les formalités de sortie du territoire Français, ensuite nous décidons de partir faire l’avitaillement au Carrefour Market. Nous voilà repartie à pied sur la route Cela nous prend 2h et oui il faut prévoir pour 9 jours de croisière :

-bouteilles d’eau

-bouteille de rhum

-jus orange

-goyave ananas

-sucre de canne

indispensable pour faire du planteur et des ti-punch, produits frais etc… Tout pour ce nourrir et reprendre des forces car si la détente est prévue les efforts ne manquerons pas.

Nous achèterons fruits et légumes à nos différentes haltes dans des petit marchés ou les produits sont magnifiques et naturels pour le poisson nous espérons le pêcher pour cela nous avons acheté en métropole avant notre départ une traine spécialement équipée de leurres pour la pêche en Caraïbes et quelques hameçons et fils pour réaliser des palangrottes.

Notre caddy plein nous passons en caisse et une personne de l’établissement vient le récupérer pour le mettre en chambre froide en attendant de nous le livrer à bord.

17h comme convenu nous nous rendons au bureau du loueur pour prendre possession du bateau. Celui-ci nous annonce que le bateau n’est pas prêt car il y a un problème de pilote automatique. Nous comprenons très vite que le bateau nous sera donné sans être réparé 18h le loueur nous annonce que nous pouvons embarquer. Nous récupérons nos bagages et notre avitaillement que nous avions fait déposer dans leur bureau puisque nous avions demandé d’être livré à 17h.

Le chargement de nos bagages et de nos courses fait le responsable de la maintenance de la flotte vient faire l’état des lieux, Il fait nuit, il n’a pas de lampe, ni de crayon et ne parle que l’anglais. Après une vérification sommaire du matériel de sécurité, Gilles pose la question  » le pilote automatique est-il réparé ?  » Notre contrôleur se décompose. Il nous fait comprendre qu’il ne sera jamais changé. Étant dans l’obscurité nous ne vérifierons pas les voiles, la coque et nous survolerons très rapidement le fonctionnement des instruments de navigation et la manœuvre de l’ancre. Nous voilà tous les deux seuls à bord. Gilles nous prépare 5 litres de planteur pendant que je m’occupe de faire un petit repas

 

Mardi 17 janvier 2012

6h du mat. après notre première nuit à bord et notre premier petit dej. sur Kimkiliba un Dufour 365 navire de plus de 10 mètres, c’est parti, mise en route des instruments de navigation démarrage du moteur Gilles m’indique la manœuvre que nous allons faire pour pouvoir quitter la place à quai ça y est on » largue » les amarres à 6h40 sortie au moteur jusqu’à la dernière balise du chenal du Marin. Je prends la barre oriente le bateau face au vent pour faciliter la manœuvre de la grande voile et du génois que Gilles réalise à l’aide des winchs. Petit coup d’œil sur le GPS pour déterminer la direction de notre première étape La Soufrière Ste Lucie. Cap au 220°. La météo est favorable nous allons faire se parcours avec un vent établi à 25 nœuds de secteur nord-est soit une allure grand largue bâbord.

Plein de mots techniques dans notre tête mais peu de pratiques dans les bras.

Quelle équipe!

Très bonne navigation 6 à 9 nœuds avec une mer forte et des creux maximum de 6 mètres. Nous descendons rapidement. La mer étant bien agitée nous sommes secoués et n’ayant pas de pilote automatique, nous sommes obligés à tour de rôle de barré afin de tenir le cap. La situation ne dérange pas trop Gilles qui s’endort lorsque je suis à la barre. Par contre pour moi, du moins pour mon estomac c’est plus dur.  » Gilles, Gilles réveille- toi et passe-moi le seau » C’est fait je vais mieux, je me suis soulagée…

 

 

Quelques instants plus tard nous voyons un grand dauphin solitaire se laissant bercer par les vagues et nous croisons quelques poissons volants. Après quelques heures de navigation, nous voyons se dessiner au loin les deux pitons de la Soufrière ou nous nous métrons à l’abri pour la nuit. Lors de notre croisière en catamaran nous avions fait une halte dans cette baie ou nous avions pu descendre à terre pour visiter les cascades d’eau sulfureuses où pour quelques dollars nous nous étions baignés dans des bassins d’eau très chaude au milieu d’une végétation luxuriante.

A 12h40 Après 48M. Nous arrivons à la Soufrière de St Lucie. Située entre la Martinique (au Nord) et Saint Vincent (au Sud), deux fois plus petite que sa voisine Française, Sainte Lucie est l’une des îles les plus montagneuses des Caraïbes. Le paysage est avant tout célèbre pour les deux impressionnants pitons (le grand et le petit) qui dominent la baie de la Soufrière au Sud de Sainte Lucie et sont symbolisés par le triangle du drapeau national. Un boy boat (homme sur son canoë à rame ou à moteur) arrive il nous propose de nous aider à amarrer le bateau avec un long bout qu’il va attacher à un des cocotiers bordant une grande plage de sable fin que nous sommes heureux de revoir après avoir réalisé cette première traversée. A peine le bateau immobilisé c’est le défilé des boys boat. Un premier veut nous vendre des fruits, un autre veut nous emmener visiter la soufrière… C’est comme ça ici c’est le business, il n’y a pas de mendicité que des « offres de services ».

Pas de repos immédiatement, Gilles veut tout de suite mettre l’annexe à l’eau. Ensuite un petit plongeon pour nous rafraichir. Gilles et moi décidons d’aller en annexe (petit bateau pneumatique possédant un moteur 4 temps) au village des pécheurs pour acheter quelques fruits et légumes.

Nous voilà partis, 10 minutes plus tard après avoir traversé le mouillage longé le quartier des pêcheurs très vivant et coloré nous arrivons au ponton où 2 jeunes garçons nous aident à accoster contre quelques EC (dollar caribéen monnaie local correspondant à 3€)

Nous marchons vers le centre-ville en traversant des rues ou des échoppes de fringues typiques côtoient des épiceries aux multiples senteurs, à l’angle d’une rue un distributeur de billets est installé dans un petit local sécurisé et climatisé ce qui nous permet de retirer de la monnaie locales pour régler nos futures achats. Au centre du village il y a une jolie place verdoyante et dans son prolongement une petite église dont l’intérieur est peint aux couleurs locales.

Les enfants en tenue d’école ont fini leur journée les petites filles portent des robes de couleurs différentes, selon leur classe et les garçons des chemises indigos Ils sont très beaux. Beaucoup d’hommes en état semi alcoolisé ou autre substances illicites  » cool Man rasta  » sont devant les maisons à attendre le temps qui passe.

Les femmes s’activent à faire leurs courses pour le repas du soir. La Soufrière est un village de pêcheurs où les maisons de bois sont multicolores il y a aussi des maisons plus ou moins finies, des cochons et des poules errent dans les rue du bas quartier, de la musique créole ou du reggae venant des maisons ou des voitures des jeunes envahie le lieu . C’est une petite ville en pleine transformation. Nous trouvons quelques denrées puis repartons à l’annexe ou les jeunes garçons nous attendent « This is five EC $ for you, tank you bye bye » et oui il faut connaître la langue de Shakespeare dans les caraïbes.

Voilà nous repartons avec notre youyou, mais au bout de quelques minutes panne d’essence! Stupide nous sommes, nous n’avions pas vérifié notre réservoir! Heureusement un jeune boy boat qui se trouve sur le quai que nous venons de quitter nous voit en difficulté, saute dans son embarcation munie d’un puissant moteur et en quelques secondes il nous rejoint. Après lui avoir exposé notre problème il nous propose de nous remorquer jusqu’à notre bateau, pendant le trajet nous lui expliquons que nous n’avons pas besoins qu’il aille nous chercher de l’essence car nous avons un jerrican dans le bateau ouf ! il a bien gagné qu’on lui donne 50EC $.Les insulaires de ce pays ne font pas la mendicité ils proposent des petits services moyennant quelques dollars caraïbes.

Nous avons bien mérité une pause! Gilles s’allonge dans le cockpit il a mal à la tête, il a attrapé une insolation pendant la traversée. Le 1er boy boat revient nous voir lors de notre arrivée, nous lui avions promis à notre retour du village de lui acheter quelques fruits. Nous lui prenons 2 ananas victoria, 5 oranges pour 25EC (7,50 €) + 1 mangot offert après négociations, nous lui réglons également 15EC pour l’amarrage aux cocotiers.

A 6h la nuit tombe vite. Petit repas local sur le bateau au menu tomates et omelette aux petits oignons du pays n’oublions pas un verre de planteur pour ouvrir l’appétit. Conscient de notre privilège nous prenons notre diner dans le cockpit pour ne rien rater de la vue qui s’offre à nous. Nous avons choisir de mouiller aux pieds des 2 pitons qui sont des volcans dont l’un est toujours en activité. L’île est représentée sur toutes les cartes postales par ses deux sommets emblématiques le Petit et le Gros qui s’élèvent avec une verticalité étonnante à 800 m d’altitude au-dessus de la mer surplombant une fausse marine de 400 m. Ils ont été classés au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2004.Nous nous endormons sur ce décor majestueux.

 

mercredi 18 janvier 2012

Nous sommes partis du mouillage de la Soufrière à 7h20, cap Bequia, la plus longue navigation de notre croisière toujours au 220° pour finir au 180° avec un vent nord est entre 15 et 25 nœuds, vitesse du bateau entre 5 et 8 nœuds, traversée en 10h arrivée à 17h, 65 milles parcouru. Atour de rôle Gilles et moi avons barré, très belle navigation.

Pendant le parcours nous avions laissé notre traine dans l’espoir d’attraper une coryphène. Tous le long du trajet Gilles surveillait s’il n’y avait pas une prise, mais non, rien ne mordait! Peut-être à cause de notre vitesse supérieure à 5 nœuds, mais peu de temps avant d’arriver voilà que ça mord. Yes!! C’est fantastique il y a un poisson, je regarde dans le sillage du bateau et au bout de la traine ce dessine une masse sombre sous l’eau, la joie nous envahie mais la crainte qu’il se décroche est présente. Gilles le ramène avec précaution et rapidité, le poisson à la gueule largement ouverte l’hameçon accroché à l’intérieur de la joue les ouïs dilatées. Il parait énorme! Nous le ramenons dans le bateau, il bouge dans tous les sens, pour lui éviter des souffrances nous lui offrons un petit verre de rhum que nous versons dans les ouïes, méthode simple et efficace. Un splendide Barracuda de 45cm et de 3 kilos environ, que je nettoie pendant la fin du parcours, je l’écaille le vide. Voilà! Prêt à cuisiner pour ce soir. Nous entrons dans la baie de Port Elisabeth à Bequia après avoir affalé la grande voile et le génois, nous continuons au moteur. Un boy-boat nous propose contre 50EC une bouée d’amarrage située près d’un ponton débarquement nous le suivons à travers de nombreux bateaux au mouillage et lors d’un virage nous nous apercevons que la traine été resté à l’eau celle-ci se prend dans une chaine d’ancre et casse, nous ne pourrons plus pécher si nous ne trouvons pas de quoi la réparer dans un ship. Sachant qu’il y a beaucoup de trafic sur les mouillages privés nous réclamons à notre placeur un reçu. Sans discuter après avoir amarré le bateau il s’exécute. Nous lui demandons à quelle heure ferme la douane « 6 PM » Nous répond-il dans un anglais créole. Super! Nous avons le temps de faire la clairance à l’office. Nous avons une heure devant nous , il faut ce dépêcher, pendant que Gilles met l’annexe à l’eau je réunie tous les papiers dans un grand sac zip étanche. Nous partons à la rame jusque au ponton rustique en bois où nous accostons avec difficultés car de nombreuses annexes y sont amarrées nous obligeant à les contourner à contre-courant. Arrivés à terre nous prenons le petit chemin du littoral, passant devant un restaurant dont l’entrée est faite avec deux os de baleine, quelques boutiques de souvenirs pour enfin arriver à l’office de douane. Un bâtiment des années coloniales qui regroupe la poste, la douane et le service immigration. Nous entrons par deux grandes portes battantes et face à nous, derrière son comptoir un grand black costaud fière de porter son uniforme, pantalon bleu marine, chemise blanche bordée de dorures. En nous voyant il prononce un bref bonjour et nous tend sans explications une liasse de papiers verts. Armée de mon stylo, j’essaie de remplir le questionnaire rédigé en anglais. Ok, c’est fait je lui donne les formulaires avec nos deux passeports ainsi que le carnet de francisation. Sans dire un mot avec une attitude autoritaire et non n’avenante il saisit la liasse et tamponne chaque feuillet tout en notant des chiffres sur la première page. Dans un automatisme il dispatche les feuilles dans différentes bannettes, prend sa calculette effectue des opérations puis nous tend le résultat. Nous comprenons que nous devons lui payer 241EC ce qui nous donne le droit de rester quatre jours dans les eaux et territoire de saint Vincent. Ensuite, il nous donne un papier en nous indiquant le bureau d’immigration et là nous nous acquittons de 45EC auprès d’un plantureuse black. Les formalités terminées nous allons nous promener un moment dans le village de Port Elisabeth afin d’acheter quelques légumes au marché couvert. Un vendeur rasta nous attire en nous proposant de gouter un fruit exotique que nous ne connaissons pas, Après la dégustation nous lui achetons pour 45EC deux fruits de la passion, un gros avocat, de jolies tomates, des citrons, des oranges bien mures mais de couleur verte et le fameux fruit nommé corossol. Nous décidons en suite d’aller rafraichir avec une boisson locale. Oh bonne mère! Un rhum à 85° mélangé avec des jus de frais naturels. Nous dégustons notre verre au bar attablé dehors avec vue sur le port. C’est le paradis! Prise par l’ambiance de pays, je suggère à Gilles que je gouterai bien au produit local. UN JOINT D’HERBE! Gilles habituellement n’est pas d’accord sur cette pratique. Un rasta vient vers nous en nous proposant des citrons et là à mon grand étonnement, Gilles lui demande s’ il est possible d’acheter un pétard. Le rasta nous dit ok, en nous réclament 10EC d’avance. Quelques minutes plus tard il revient avec une petite boite d’allumettes remplie d’herbe. Nous comprenons qu’il est allé plus haut dans la rue, où se trouve une petite roulotes peinte avec des dessins de cannabis. Commerce spécialisé qui se trouve en face de la douane pour anecdote! Nous lui réclamons quelques feuilles de papier qu’il va acheter avec les 5EC que nous lui donnons. Après nous avoir donné le papier à rouler il reste planté devant nous et dans un anglais créole que nous ne captons pas, à à force de lui faire répéter nous comprenons qu’il nous demande une indemnité de déplacement. Au final après avoir plaisanté avec lui nous lui laissons 10EC. Coup du pétard 25EC (7,50€). NO COMENT POUR LE RESTE DE LA SOIREE C’EST LES VACANCES PAS DE VIOLANCE. Bonne nuit.

 

Jeudi 19 janvier 2012

Nous avons passé une bonne nuit à Amiralty-port sur l’ile de Bequia, réveil vers huit heures du matin suivie d’un petit déjeuner dans le cockpit, toast grillés avec confiture d’ananas yaourts et céréales café au lait et café noir pour Gilles avec un délicieux jus d’orange pressée. Après ce copieux breakfast nous nous préparons et partons avec youyou à la rame jusqu’au ponton. Pendant notre promenade dans le village, nous faisons l’acquisition d’un style- drum, c’est instrument de musique locale avec une sonorité très particulière réalisé dans un vieux fût à huile pour jouer la musique style-band très répandue dans les grenadines. Nous achetons également des cartes postales pour envoyer à la famille et aux amis que nous écrivons en buvant un lemon- drink,à l’ombre sur la tarasse d’une épicerie. Sur le chemin de retour nous voyons un ship dans lequel nous pouvons acheter une traine ce qui nous redonne l’espoir de pêcher.

Suite du programme de la journée: navigation vers l’ile Moustique l’ile des milliardaires. Départ midi vingt cap au 210° au moteur puis au 180° avec grande et génois à 50% avec un vent bâbord au près navigation lente 5 à 6 nœuds, à mi-chemin Gilles me fait remarquer qu’il y a une petite déchirure dans le génois, à peine le temps de réaliser le trou s’agrandi sur un mètre. C’est la cata. me dis-je imperturbable Gilles rentre le génois met le moteur et me dit que l’on verra en arrivant à Moustique. Ok capt’ain! De toutes manières il est vrai que l’on ne peut rien faire pour le moment.

Nous arrivons à 16h20, quatre heures pour traverser au lieu de deux navigation plus longue que prévue. A notre arrivée, un homme dans un bateau moteur nous accoste pour nous faire payer l’amarrage à la bouée. Le tarif 200EC, ok mouiller à Moustique à un prix. Après nous être fait racketter nous nous préoccupons de la voile en envoyant des texto au loueur qui nous dit que la réparation sera prise en charge au Tobago notre prochaine étape, rassurés nous partons avec l’annexe visiter Moustique Island. Arrivé à terre nous prenons une route qui monte très raide, à un croisement toute en haut nous rencontrons un Man qui nous demande en anglais si nous cherchons un resto ou un bar, nous lui répondons oui un bar, il souhaite nous accompagner. « ok man nous te suivons » il nous mène à 500 mètres de là dans une grande maison qui surplombe toute la baie ou nous découvrons une vue incroyable. Nous lui proposons de boire une bière local avec nous afin de pouvoir discuter et avoir quelques explications sur le fonctionnement et les habitants de cette ile. Il nous raconte que l’ile est habitée exclusivement par des business man dont le patron de la marque Nike, le chef d’entreprise Lacoste le petit crocodile, le patron d’un compagnie aérienne, également Mike Jaeger, David Bowie, footballeurs etc… Il dit que c’est en 1958 que Moustique est acheté pour 45 000 dollars par un Lord Anglais qui la transformé en lieu de villégiature et en 1960 la Princesse Margaret accepte en cadeaux de mariage une parcelle où elle fait construire une villa faisan du lieu une haute place de la jetset. 1989 la Moustique Compagnie est créée afin de faire prospérer l’ile en l’aménagent et gérant les infrastructures dont un aéroport, un hôtel et de nombreuses villas luxueuses qui sont louées à des personnes fortunées.. Ne peuvent être actionnaire de la compagnie que le résident de l’ile. Nous dégustons notre bière et nous sommes ravis d’avoir fait une belle rencontre. Quel enrichissement!

Après notre promenade, nous regagnons le bateau avec l’annexe. Je prépare un bon petit repas, au menu: darne de barracuda frit, quartiers de tomates avec poivrons du pays et en dessert le corossol un gros fruit recouvert d’une peau foncée, épaisse remplie de gros pics ronds pas très appétissant à première vue mais lorsqu’ on l’ouvre on découvre une chair légèrement gélatineuse et quand on croque de dans un goût de bonbon sucré et acidulé, étonnant fruit plein de contrastes et de saveurs nouvelles. Après ce bon dîner nous sommes dans le cockpit, Gilles dort à côté de moi. Une risée travers la baie en me parcourant le corps, je suis en train d’écrire, lorsque d’un coup je regarde autour de moi, je ne voie plus les bateaux nous entourent, il y avait une vingtaine de bateaux et nous étions juste derrière un gros cata. Lagoon 450, super bien éclairé. Il n’est plus là! Je réveil Gilles et lui dit: « il n’y a plus de bateaux autour de nous. » A moitié endormit il jette un œil et me répond:  » les bateaux sont partis! » j’insiste, on ne voit plus les maisons également, Gilles ouvre les yeux, nous regardons à nouveau et l’on comprend que le bateau détaché de son amarre et que nous sommes en train de dériver. Réaction Gilles se lève démarre le moteur descend dans le carré pour mettre en marche les instruments de navigation, allume les feux, Gilles me demande de me mettre à l’avant du bateau, avec ma lampe frontale pour voir si il n’y a pas d’obstacles. J’essaie de le guider pour revenir à notre bouée, il me précise que normalement le grand voilier qui été derrière nous devrait se trouver sur notre gauche et qu’il n’a aucun feux allumés. Nous revenons à petit vitesse dans l’obscurité, Gilles a les yeux sur le sondeur car nous sommes à quelque mètres de la balise du banc de sable, moi toujours à l’avant pour voir si il n’y a pas de navires quand brusquement à deux mètre devant nous dans le faisceau de ma lampe surgie une masse blanche et je crie » bateau, bateau à gauche », gilles me répond « ok » tout en changeant légèrement le cap pour éviter le voilier et être à peu près dans la direction de la bouée que kimkiliba avait décidé d’abandonner. Je me prépare pour récupérer le mouillage en m’arment de la gaffe (longue perche en bois terminée par un crochet) « bouée, bouée » elle est là éclairée par ma lampe et par celle d’un bateau voisin que nous avons réveillé, j’attrape l’anneau du premier coup mais dans ma satisfaction j’oublie de le dire à Gilles pour qu’il arrête le bateau. N’ayant pas la force pour retenir Kimkiliba je lâche la gaffe qui tombe dans l’eau. Si nous n’arrivons pas à rattraper le mouillage c’est la cata. Je crie à Gilles  » j’ai fait tomber la gaffe! » Alors tranquillement il donne un coup de marche arrière pour arrêter le bateau, prend le grand cordage rouge qui est suer le pont attache un bout à un taquet et saute à l’eau. Je l’éclaire tant bien que mal, il nage jusqu’au mouillage à passer le bout dans l’anneau de la bouée, il remonte à bord et fixe à un taquet après avoir tiré dessus pour rapprocher le bateau de la bouée. OUF! Nous avons réussis. Les bateaux voisins retournent se coucher après un merci à la cantonade de Gilles, debout à l’avant, il vérifie si dans la précipitation il a bien fait les clés sur les amarres et conclu que la première fois il avait faites à l’envers résultat à chaque risée le bout glissé sur le taquet. Après avoir épilogué sur notre aventure capt’ain retourne se coucher comme si rien ne s’était passé. Moi par contre, je n’arrive pas à dormir. Toute la nuit je fais des allées et venues entre la cabine et le pont pour vérifier que nous sommes bien amarrés. Je ne dors pas de la nuit en plus une houle nous secoue jusqu’au petit matin.

La nuit fut longue l’aurore point à l’est de l’ile offrant une lumière parfaite pour réaliser une peinture.

 

Vendredi 20 janvier 2012

6h20 du mat.,

Gilles se lève le premier il met en route le moteur et nous voilà parti. Je ne suis pas en super forme, je n’ai pas dormie je fais la gueule :-((( navigation en direction des Tobago cays au moteur à cause du génois déchiré, dommage car il y a beaucoup de vent nous aurions pu faire une très bonne nav. au portant. Deux heures plus tard nous longeons les cotes de Canouan en face de nous Mayreau et plus au sud Union, les Tobago et petit St Vincent. Nous décidons de faire une halte à Mayreau, en arrivant dans le mouillage il y a énormément de vent et beaucoup de bateaux. Je passe à l’avant avec la télécommande de l’ancre, Gilles est à la barre, il me dit d’appuyer sur le bouton pour faire descendre la chaine. Je n’entends pas bien pendant ce temps il manœuvre pour stabiliser le bateau. Non raté! Le vent nous fait dériver vers un bateau voisin, le gars m’interpelle  » attention vous êtes sur mon encre. » Gilles s’énerve, moi je panique, « fait chier » je laisse tout tomber. Trop de vent trop de bateaux, ni une ni deux, Gilles fait un demi-tour sans prévenir je me rattrape aux haubans ce n’est pas possible de rester là! L’équipage est légèrement énervé, nous partons à fond la caisse vers Tobago, et là les conneries continuent le chenal d’axé étant étroit et non balisé, l’attention là nous nous échouons sur des cays( banc de rocher à fleur d’eau qui nous stop net. Là ça calme! Le bateau est légèrement penché sur le côté gauche Gilles attend la bonne vague pour mettre la marche arrière afin de nous dégager de ce piège, plus de peur que de mal sans gravité à nous nous dégageons de cet endroit et décidons de prendre un autre chenal en étant plus attentif car sur le sondeur il est indiqué 1 mètre 70 et nous avons un tirant d’eau de 1 mètre 50. L’entrée dans les Tobago est un spectacle magnifique! Tobago cays est un archipel parc naturel des Grenadines entre saint Vincent et Grenade, ces cays sont situées à sud-est de Mayreau, soudées par la plus belle barrière corallienne des Antilles, ces fond marin escarpés comme des canyons ou foisonnes des mérous, des chirurgiens, des poissons coffre et même des tortues, les rochers tapissés de conques, de lambis (coquillage géant à la nacre rose) abrite un mouillage circulaire de toute beauté, devenues un haut lieu des passionnés de croisières à la voile. A bâbord l’ile de petit bateau à tribord petit rameau marque l’entrée du parc où une trentaine de bateau sont posés sur l’eau turquoise qui caractérise cet endroit. Wonderful!

Trois boy-boat viennent

pour nous aider à prendre la bouée, je suis à l’avant du bateau, je lance un bout à l’un d’eux, malheureusement le bout lui échappe, avec difficulté à cause du vent nous nous remettons dans l’axe de la bouée, je lance à nouveau le bout et pour la seconde fois il ne l’attrape pas , je n’ai pas le temps de le remonter qu’il va se prendre dans l’hélice stoppent net le moteur, pris par le vent le bateau tourne rapidement, heureusement un boy-boat monte à bord prend la barre afin de permettre à Gilles de mettre l’ancre, le bateau étant stabilisé il faut un volontaire pour plonger dégager l’hélice. Un man me demande masque et tuba pour plonger. Après dix longues minutes le bout est retiré. Je remonte l’ancre après avoir donné l’amarre à un boy-boat dans son embarcation, Gilles à la barre manœuvre jusqu’à la bouée, opération réussie. Nous payons gracieusement les trois man 60EC. Après toutes ces péripéties et le passage d’une équipe envoyée par le loueur pour prendre le génois à recoudre, nous allons en annexe à la plage de Baradal, armés de masques, tubas, palmes, appareils photo et caméscope pour faire du snorkelling.

 

Rome Bellissima!

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La Piazza Venezzia Monument Victor Emmanuell

Nous voilà reparti 5 jours en Italie plus exactement Rome capital de l’Italie.
Ville antique et moderne à la foi c’est une cité riche en architecture et en histoire le Colisée les forums les rues pavés, les restaurants les touristes du monde entier viennent découvrir les palais les jardins les fontaines, la ville fourmille de curieux. Bellissima!

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Nous sommes partis jeudi 23 août au mardi 28 août 2012 en avion 1h30 le vol est rapide. Il fait très chaud 38 degrés,nous nous rendons a pieds à l'agence de location pour prendre possession d'une Lancia heureusement la voiture à la climatisation. Nous rentrons l'adresse de notre hôtel dans le GPS est c'est parti direction Rome. Nous sommes à 6kms du centre ville dans un hôtel Bed &Breakfast, la chambre coquette propre et bien organisé clim télé écran plat salle de bain carrelé avec douche à jet parfait pour notre séjour. Nous déposons nos sac à dos et partons de suite au centre ville. Premièrement il nous faut nous restaurer, il est 16h une envie de pattes en sauce pour débuter notre séjour italien buon apetito! Nous sommes au centre de la cité en face du Monument Victor Emmanuelle magnifique bâtiment blanc avec des statues antiques après ce bon repas nous partons visiter la ville, au fil des rues pavées nous arrivons sur la place du Panthéon beaucoup de touristes sont entrain de prendre des photos et sur la place il y a une fontaine et deux brasserie, une serveuse nous invite à venir prendre une consommation, bonne idée nous n’avons pas pris de dessert au restaurant il est l’heure d’un gelato!

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Nous étions déjà venu il 4ans à Roma nous avions visiter le Colissé, les Forums

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NEW YORK

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Je rêvais depuis toujours d’aller à New-York. En avril dernier mon rêve c’est réalisé! 5 jours à Manhattan, l’excitation est à son paroxysme!
Gilles et moi organisons depuis internet le déroulement de notre séjour, trouver un hôtel au cœur de la cite pour faciliter nos déplacements, nous choisissons le Wellington hôtel dans la 7éme avenue, au cœur de Big-Apple(la grosse pomme)
Une sac à dos un appareil photo les passeport sans oublier l’ESTA formulaire obligatoire pour entrer aux États Unis 24$ commandé sur le net.
Nous voyagerons avec Lufthansa pour l’aller Marseille Francfort Newark 10h de vol 6975 kms. Le vendredi 27 avril 2012 à 15h nous atterrissons aux State. AMAZING!
Après tous les contrôles à l’immigration (les Américains sont traumatisés par le crash du 9 septembre) nous nous renseignons pour prendre la navette pour se rende à la City.

New York « The City That Nevers sleeps »
La ville qui ne dort jamais. Les yeux grand ouvert nous découvrons cette ville mythique nous ne voulons en aucun cas raté une seconde de ce voyage fabuleux. Première impression quand on arrive à NY c’est les grattes ciel nous avons toujours la tête en l’air. C’est vertigineux!
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La navette nous dépose devant notre hôtel. C’est incroyable!

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Malgré le décalage horaire il est 19h, 21h en France nous ne voulons manquer aucun moment de notre escapade new-yorkaise nous déposons nos sacs dans notre chambre et partons à l’assaut de cette mégapole.

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Nous descendons la 7éme avenue à pieds, nous sommes excités il y a du monde partout les célèbres taxis jaunes circulent à toute vitesse, nous arrivons à Time Square est là c’est un choc visuel tout autour de nous des écrans géant en couleurs diffusent en continuent des messages pour des pubs, des comédies musicales, des vedettes du sport, de la chanson sont représentés sur des enseignes qui clignotent il y a une foule en délire et un bruit incroyable, les touristes se prennent en photos, cette place est en effervescence continue. Les grandes enseignes des magasins comme Toys r us, M&M’s vous attirent avec des vitrines géantes, colorés scintillantes de milles couleurs à l’intérieur tout est fait pour faire un parcours ou l’on peut dépenser ses dollars rapidement.

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Le Hard rock café et le Planète Hollywood se font concurrence en vous proposant des menus et des boissons avec attractions pour passer un agréable moment.

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Nous en prenons plein la vue! Nous remontons vers la 5ème avenue pour nous rendre à l’Empire State Building de nuit, c’est un gratte-ciel de 380 m de haut avec 100 étages de style art déco il fait partie des symboles les plus visiter de NY rappelez-vous quand King Kong escalade le building!

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Nous rentrons dans le bâtiment pour prendre nos billets, nous avions pris les Pass- New York qui permette de ne pas faire la file et d’avoir des prix pour toutes les visites et monuments de la ville malgré cela nous sommes obligés de faire la queue.

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Après 2 h30 d’attente et un contrôle fouille au corps (les Américains sont vraiment traumatisés) nous sommes accueillis par un groom avec un uniforme grande gabardine et casquette ourles d’un liseré bordeaux il est très grand et très gros il nous invite à rentrer dans l’ascenseur  » Come on, hurry up » Et nous voilà propulsé au 82éme étage en2 mn, nous accédons à la terrasse et là nous découvrons une vue sur New York! Wahouuu! Vertigineux!

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Nous faisons le tour de la grande terrasse panoramique, il y a beaucoup de monde nous essayons de reconnaitre les quartiers et les monuments de la ville qui étincelle! La visite se termine nous redescendons nous marchons pendant un moment il est 1 h du mat nous décidons de ailé un taxi jaune pour rentrer à notre hôtel. Le taxi fonce à travers la vitre défile les rues, il y a toujours beaucoup de trafique nous sommes fatigués mais quel bonheur pour cette première journée.

Le lendemain réveil à 8h du mat on descend prendre notre premier breakfast des œufs avec saucisses et pomme de terre, 2 toasts confiture tasse de café au lait et jus d’orange pour attaquer cette 2 ème journée il nous faut prendre des forces. Notre programme aujourd’hui, il faut se rendre a l’arrêt du city sightseeing qui se trouve a quelques mètres de notre hôtel a Time Square nous propose des circuits avec des arrêts fréquent dans les quartiers de Manhattan puis descendre au district de Wall Street ou se trouve la base d’hélicoptère.
Nous avons décidé de survolé Big Apple en hélicoptère, pour moi se sera mon baptême. Nous avions réserver depuis internet avant de partir, cela évite de faire la queue pendant des heures et oui à NY toutes les visites de monuments ou d’attractions, demande de la patience il y a des interminables files d’attente. Nous prenons le bus nous nous installons a l’étage découvert pour visiter la ville de Manhattan cela permet de tout voir et l’on peut descendre et remonter à chaque arrêt il y’a des écouteurs dans chaque langue

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LA COTE BLEUE

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Gilles et moi sommes de grands voyageur depuis 6 ans que nous nous sommes rencontrés, nous partons 2 fois dans l’année à travers le monde découvrir des pays, des cultures différentes. Et ce weekend nous avons redécouvert notre région avec un grand plaisir.
J’habite en Provence à Aubagne au pays de Marcel Pagnol, les santons représentent cette ville qui se trouve a une vingtaine de kilomètres de Marseille capitale de la méditerranée,ville souvent critiquer pour son mélange ethnique mais depuis 2600 ans cette cité qui domine la mer n’a pour vocation que d’accueillir les voyageurs, tel est son destin!
Le thym, la farigoulette et tous les parfums de la Provence titillent nos narines,la garrigue, les calanque, le soleil, et la mer sont les ingrédients qui composent ce tableau qui s’offre à perte de vue et notre accent chantant comme les cigales est souvent caricaturer.
C’est le sud!
Nous allons souvent à la Ciotat, St Cyr-sur-mer ou plus loin vers la côté d’Azur mais on néglige la cote bleue qui part de Marseille jusqu’à Martigues qui est plus authentique moins fréquentée c’est le ressenti lorsque l’on arrive à Carry le Rouet.
Le port de plaisance vous accueille avec ces bateaux bien alignés entouré de brasserie et de restaurants et son casino-jeux au centre, c’est une station balnéaire fréquenté par les touristes et plus connu aussi grâce à Fernandel qui avait fait construire une maison de villégiature qui surplombe le Port, il a élu son ultime demeure dans ce charmant village. Apres avoir pris une salade rafraîchissante et bu une bonne bière, il est conseillé de faire un peu d’exercice. En longeant le quai sur la droite du port un chemin pédestre est aménagé « le sentier des Lezards » une promenade qui dure 1h. On découvre en premier lieu deux petites plages de galets où les familles viennent se baigner puis le parcours commence par une dizaine d’escaliers et arrivant en haut on découvre une avancée sur la mer où se trouve un petit phare rouge et blanc d’ici s’offre a nous une vue magnifique sur le port de Carry et au loin se dessine la silhouette de Massalia. La marche est agréable la mer à votre gauche ou les vagues viennent s’échouer dans les criques ou quelques baigneurs s’aventurent, des pêcheurs on lançait leurs cannes dans l’attente d’une éventuelle prise. Au fil de notre promenade des panneaux indicatifs nous renseignent sur la faune et la flore et sur le côté droit nous longeons des clôtures où se dissimulent des splendides maisons sous les pins avec des jardins et piscines privés. Il fait chaud nous arrivons sur une plage plus exactement une mise à l’eau de bateaux où les baigneurs ont installé leurs serviettes, parasols et glacières pour la journée.
Nous nous arrêtons un moment pour nous baigner l’eau est agréable et claire. Nous reprenons notre promenade la côte est formée par des petites anses l’accès pour se baigner n’est pas facile mais c’est ce qui fait la beauté de ce paysage. Ça monte ça descend le parcours est balisé il est jalonné par une végétation méditerranée nous croisons des marcheurs qui comme nous flânent en cet après midi veille du 15 août. La ballade est facile, agréable puis l’on arrive au bout du sentier sur une grande plage bondé de monde où 2 grands bar font leur commerce de boissons , glaces et sandwichs. Nous sommes à la limite de Sausset- les pins nous décidons de repartir à l’intérieur de la ville pour rejoindre la voiture. Avant de rentrer sur Aubagne, nous sommes allé à Enssuès- la Redonne. Typique minuscule port enclavé et dominé par un viaduc ou passe le train, acce difficile en voiture il est conseiller de se garer en haut et de descendre à pieds ensuite vous pouvez vous arrêter boire un coup à l’unique bar restaurant en contemplant les pointus des pêcheurs

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LES NOVICES EN CROISIERE AUX GRENADINES

LES NOVICES EN CROISIERE AUX GRENADINE

Croisière aux Grenadines du 15 au 26 janvier 2012

Gilles et moi sommes partis le dimanche 15 janvier, pour cette fameuse croisière que nous envisagions depuis longtemps, l’idée d’une aventure à deux avait germée durant la croisière que nous avions faite dans les Grenadines en 2010 sur un catamaran privé avec skipper et hôtesse.
Nous sommes arrivés à l’Aéroport de Marignane à 9h du matin un peu à la bourre car Gilles ne se rendait pas compte du temps qui passé, heureusement il avait pris soin de nous enregistrer en ligne ce qui nous a permis de nous rendre directement à la salle d’embarquement car l’avion décollait à 10h via Paris Orly puis à 13h décollage pour Fort de France Martinique. Super! Le vol s’est bien passé. Nous sommes arrivés avec 30 mn d’avance avec un Boeing 777 piloté par une femme!
A notre arrivée vers 18h, un taxi que Gilles avait réservé nous attendait pour nous amener à l’hôtel ” les docks” situé dans la zone industrielle à côté du Marin, marina où est amarré le voilier que nous avons loué par internet. Après avoir déposé nos bagages dans notre chambre nous sommes descendus à pieds jusqu’à la marina située à environ 3 kilomètres où nous sommes allés manger au Mangot Bay, restaurant ouvert sur la marina qui vous attire avec une connexion wifi gratuite qui ne fonctionne pas souvent. Après nous être restaurés avec une magnifique assiette créoles composée de boudin antillais d’un crabe farci et de légumes exotiques le tous arrosé par un bon planteur nous sommes remontés nous coucher. Voyage plus décalage horaire, nous n’avons pas tardé à nous endormir.

Lundi 16 janvier 2012
Ce matin nous nous sommes levés à 5h car notre horloge biologique est toujours calée sur la métropole, nous sommes impatient comme des enfants!
C’est la première fois que nous partons en croisière seul sur un grand voilier c’est pour cela nous avons choisi de refaire le même parcours quand 2010, nous risquerons moins de nous perdre.
Après avoir pris le petit dej. au Mangot bay nous nous rendons à l’agence de location où le gerant nous informe que la clairance de sortie doit se faire avant 12h30 et que le bateau ne sera prêt que dans l’après-midi. Passeports et carnet de francisation en mains nous nous rendons à la douane située à quelques mètres pour faire les formalités de sortie du territoire Français, ensuite nous décidons de partir faire l’avitaillement au Carrefour Market. Nous voilà repartie à pied sur la route Cela nous prend 2h et oui il faut prévoir pour 9 jours de croisière :
-bouteilles d’eau
-bouteille de rhum
-jus orange
-goyave ananas
-sucre de canne
indispensable pour faire du planteur et des ti-punch, produits frais etc… Tout pour ce nourrir et reprendre des forces car si la détente est prévue les efforts ne manquerons pas.
Nous achèterons fruits et légumes à nos différentes haltes dans des petit marchés ou les produits sont magnifiques et naturels pour le poisson nous espérons le pêcher pour cela nous avons acheté en métropole avant notre départ une traine spécialement équipée de leurres pour la pêche en Caraïbes et quelques hameçons et fils pour réaliser des palangrottes.
Notre caddy plein nous passons en caisse et une personne de l’établissement vient le récupérer pour le mettre en chambre froide en attendant de nous le livrer à bord.
17h comme convenu nous nous rendons au bureau du loueur pour prendre possession du bateau. Celui-ci nous annonce que le bateau n’est pas prêt car il y a un problème de pilote automatique. Nous comprenons très vite que le bateau nous sera donné sans être réparé 18h le loueur nous annonce que nous pouvons embarquer. Nous récupérons nos bagages et notre avitaillement que nous avions fait déposer dans leur bureau puisque nous avions demandé d’être livré à 17h.
Le chargement de nos bagages et de nos courses fait le responsable de la maintenance de la flotte vient faire l’état des lieux, Il fait nuit, il n’a pas de lampe, ni de crayon et ne parle que l’anglais. Après une vérification sommaire du matériel de sécurité, Gilles pose la question “ le pilote automatique est-il réparé ? ” Notre contrôleur se décompose. Il nous fait comprendre qu’il ne sera jamais changé. Étant dans l’obscurité nous ne vérifierons pas les voiles, la coque et nous survolerons très rapidement le fonctionnement des instruments de navigation et la manœuvre de l’ancre. Nous voilà tous les deux seuls à bord. Gilles nous prépare 5 litres de planteur pendant que je m’occupe de faire un petit repas

Mardi 17 janvier 2012
6h du mat. après notre première nuit à bord et notre premier petit dej. sur Kimkiliba un Dufour 365 navire de plus de 10 mètres, c’est parti, mise en route des instruments de navigation démarrage du moteur Gilles m’indique la manœuvre que nous allons faire pour pouvoir quitter la place à quai ça y est on” largue” les amarres à 6h40 sortie au moteur jusqu’à la dernière balise du chenal du Marin. Je prends la barre oriente le bateau face au vent pour faciliter la manœuvre de la grande voile et du génois que Gilles réalise à l’aide des winchs. Petit coup d’œil sur le GPS pour déterminer la direction de notre première étape La Soufrière Ste Lucie. Cap au 220°. La météo est favorable nous allons faire se parcours avec un vent établi à 25 nœuds de secteur nord-est soit une allure grand largue bâbord.
Plein de mots techniques dans notre tête mais peu de pratiques dans les bras.
Quelle équipe!
Très bonne navigation 6 à 9 nœuds avec une mer forte et des creux maximum de 6 mètres. Nous descendons rapidement. La mer étant bien agitée nous sommes secoués et n’ayant pas de pilote automatique, nous sommes obligés à tour de rôle de barré afin de tenir le cap. La situation ne dérange pas trop Gilles qui s’endort lorsque je suis à la barre. Par contre pour moi, du moins pour mon estomac c’est plus dur. ” Gilles, Gilles réveille- toi et passe-moi le seau” C’est fait je vais mieux, je me suis soulagée…
Quelques instants plus tard nous voyons un grand dauphin solitaire se laissant bercer par les vagues et nous croisons quelques poissons volants. Après quelques heures de navigation, nous voyons se dessiner au loin les deux pitons de la Soufrière ou nous nous métrons à l’abri pour la nuit. Lors de notre croisière en catamaran nous avions fait une halte dans cette baie ou nous avions pu descendre à terre pour visiter les cascades d’eau sulfureuses où pour quelques dollars nous nous étions baignés dans des bassins d’eau très chaude au milieu d’une végétation luxuriante.
A 12h40 Après 48M. Nous arrivons à la Soufrière de St Lucie. Située entre la Martinique (au Nord) et Saint Vincent (au Sud), deux fois plus petite que sa voisine Française, Sainte Lucie est l’une des îles les plus montagneuses des Caraïbes. Le paysage est avant tout célèbre pour les deux impressionnants pitons (le grand et le petit) qui dominent la baie de la Soufrière au Sud de Sainte Lucie et sont symbolisés par le triangle du drapeau national. Un boy boat (homme sur son canoë à rame ou à moteur) arrive il nous propose de nous aider à amarrer le bateau avec un long bout qu’il va attacher à un des cocotiers bordant une grande plage de sable fin que nous sommes heureux de revoir après avoir réalisé cette première traversée. A peine le bateau immobilisé c’est le défilé des boys boat. Un premier veut nous vendre des fruits, un autre veut nous emmener visiter la soufrière… C’est comme ça ici c’est le business, il n’y a pas de mendicité que des “offres de services”.
Pas de repos immédiatement, Gilles veut tout de suite mettre l’annexe à l’eau. Ensuite un petit plongeon pour nous rafraichir. Gilles et moi décidons d’aller en annexe (petit bateau pneumatique possédant un moteur 4 temps) au village des pécheurs pour acheter quelques fruits et légumes.
Nous voilà partis, 10 minutes plus tard après traversé le mouillage longé le quartier des pêcheurs très vivant et coloré nous arrivons au ponton où 2 jeunes garçons nous aident à accoster contre quelques EC (dollar caribéen monnaie local correspondant à 3€)
Nous marchons vers le centre-ville en traversant des rues ou des échoppes de fringues typiques côtoient des épiceries aux multiples senteurs, à l’angle d’une rue un distributeur de billets est installé dans un petit local sécurisé et climatisé ce qui nous permet de retirer de la monnaie locales pour régler nos futures achats. Le centre du village est marqué par une jolie place verdoyante et dans son prolongement une petite église dont l’intérieur est peint aux couleurs locales.
Les enfants en tenue d’école ont fini leur journée les petites filles portent des robes de couleurs différentes, selon leur classe et les garçons des chemises indigos Ils sont très beaux. Beaucoup d’hommes en état semi alcoolisé ou autre substances illicites “ cool Man rasta ” sont devant les maisons à attendre le temps qui passe.
Les femmes s’activent à faire leurs courses pour le repas du soir. La Soufrière est un village de pêcheurs où les maisons de bois sont multicolores il y a aussi des maisons plus ou moins finies, des cochons et des poules errent dans les rue du bas quartier, de la musique créole ou du reggae venant des maisons ou des voitures des jeunes envahie le lieu . C’est une petite ville en pleine transformation. Nous trouvons quelques denrées puis repartons à l’annexe ou les jeunes garçons nous attendent “This is five EC $ for you, tank you bye bye” et oui il faut connaître la langue de Shakespeare dans les caraïbes.
Voilà nous repartons avec notre youyou, mais au bout de quelques minutes panne d’essence! Stupide nous sommes, nous n’avions pas vérifié notre réservoir! Heureusement un jeune boy boat qui se trouve sur le quai que nous venons de quitter nous voit en difficulté, saute dans son embarcation munie d’un puissant moteur et en quelques secondes il nous rejoint. Après lui avoir exposé notre problème il nous propose de nous remorquer jusqu’à notre bateau, pendant le trajet nous lui expliquons que nous n’avons pas besoins qu’il aille nous chercher de l’essence car nous avons un jerrican dans le bateau ouf ! il a bien gagné qu’on lui donne 50EC $.Les insulaires de ce pays ne font pas la mendicité ils proposent des petits services moyennant quelques dollars caraïbes.
Nous avons bien mérité une pause! Gilles s’allonge dans le cockpit il a mal à la tête, il a attrapé une insolation pendant la traversée. Le 1er boy boat revient nous voir, nous lui avions promis à notre retour du village de lui acheter quelques fruits. Nous lui prenons 2 ananas victoria, 5 oranges pour 25EC (7,50 €) + 1 mangot offert après négociations, nous lui réglons également 15EC pour l’amarrage aux cocotier.
A 6h la nuit tombe vite. Petit repas local sur le bateau au menu tomates et omelette aux petits oignons du pays n’oublions pas un verre de planteur pour ouvrir l’appétit. Repas au pied du piton d’une hauteur de 700 m surplombant une fausse marine de 400m.

mercredi 18 janvier 2012
Nous sommes partis du mouillage de la Soufrière à 7h20, cap Bequia, la plus longue navigation de notre croisière toujours au 220° pour finir au 180° avec un vent nord est ressemblant aux alisés entre 15 et 25 nœuds, vitesse du bateau entre 5 et 8 nœuds, traversée en 10h arrivée à 17h , 65 milles parcouru. A tour de rôle Gilles et moi avons barré, très belle nav.
Pendant le parcours nous avions laissé notre traine dans l’espoir d’attraper une coryphène tous le long du parcourt Gilles surveillait si il n’y avait pas une prise mais non rien ne mordait peut-être à cause de notre vitesse supérieur a 5 nœud mais peu de temps avant d’arrivée voilà que ça mord. Yes!! C’est fantastique il y a un poisson la joie nous envahie mais la crainte qu’il se décroche est présente avec précaution mais rapidité nous le ramenons dans le bateau et pour lui éviter des souffrances nous lui offrons un petit verre de rhum que nous versons dans les ouïs, méthode simple et efficace. Un splendide barracuda de 45cm de 3kgs environ, que je nettoie pendant la fin du parcours, je l’écaille, le vide. Voilà ! prêt à cuisiner pour ce soir.

Nous entrons dans la Baie de Port Elisabeth à Bequia après affalé la Grande Voile et le Génois, nous continuons au moteur. Un boy-boat nous propose contre 50EC une bouée d’amarrage, située près d’un ponton de débarquement nous le suivons à travers de nombreux bateaux au mouillage et lors d’un virage nous nous apercevons que la traine été restée à l’eau celle-ci se prend dans un mouillage et casse. Sachant qu’il a beaucoup de trafic sur les mouillages privés nous lui réclamons un reçu. Sans discuter après avoir amarré le bateau, il s’exécute. Nous lui demandons à quelle heure ferme la douane ” 6 pm ” nous répond-il dans un anglais créole. Super! Nous avons le temps d’aller faire la clairance à l’office. Nous avons acquitte le droit de rester 4 jours dans les eaux et territoire de St. Vincent pour la somme de 241 EC plus 45EC d’immigration. Nous nous promenons un moment dans le village de Port Elisabeth afin d’acheter quelques légumes au marché couvert.

Un vendeur rasta nous attire en nous proposant de gouter un fruit exotique que nous ne connaissons pas, après la dégustation nous lui achetons pour 45EC 2 fruits de la passion, 1 gros avocat, de jolies tomates, des citrons, des oranges et le fameux fruit nommé corossol. Nous décidons ensuite d’aller boire une boisson locale, oh bonne mère! Un rhum à 85° mélangé avec des jus de fruits exotiques naturels. Nous dégustons notre verre au bar attablé dehors avec vue sur le port. C’est le paradis! Prise par l’ambiance du pays, je suggère à Gilles que je gouterai bien au produit local. UN JOINT D’HERBE! Gilles habituellement, n’est pas d’accord sur cette pratique. Un rasta vient vers nous en nous proposant des citrons et là à mon grand étonnement, Gilles lui demande si il est possible d’acheter un pétard. Le rasta nous dit ok, mais nous demande l’argent d’avance. Nous lui donnons 10 EC. Quelques minutes plus tard il revient avec une petite boite d’allumette remplie d’herbe. Nous comprenons qu’il est allé plus haut dans la rue, où se trouve une petite roulotte peinte avec des dessins de cannabis. Commerce spécialisé qui se trouve en face de la douane pour anecdote! Nous lui réclamons quelques feuilles de papier qu’il va acheter avec les 5EC que nous lui donnons. Après nous avoir donné le papier à rouler il reste planté devant nous. Et dans un anglais créole que nous ne captons pas, nous comprenons a force de lui faire répéter qu’il nous demande une indemnité de déplacement. Au final après quelques plaisanteries, nous lui laissons

10EC. Coût du pétard 25 EC (7,50€).NO COMENT POUR LE RESTE DE LA SOIRÉE C’EST LES VACANCES PAS DE VIOLENCE BONNE NUIT
Jeudi 19 janvier 2012
Nous avons passé une bonne nuit à Amiralty port à Bequia, réveil vers 8h du matin petit dej. dans le cockpit, toast grille, avec confiture d’ananas, yaourt et céréales café au lait et café noir pour Gilles avec un délicieux jus d’orange pressé. Après ce copieux breakfast nous nous préparons et partons avec “youyou” à la rame jusqu’au ponton. Promenade dans le village, nous allons acheter la “music” tambour style bang très rependu dans les grenadines puis des cartes postales, nous nous arrêtons pour écrire à la famille et aux amis en buvant un lemon drink, puis nous repartons à l’annexe.
Programme: aujourd’hui cap vers l’ile Moustique l’ile des milliardaires. Départ 12h20 au 210° au moteur puis au 180° avec GV, génois 50%, vent bâbord au prêt navigation lente 5 à 6 nœuds, on décide de remettre le moteur pour aller plus vite. A mi-chemin, Gilles me fait remarquer qu’il y a une fente dans le génois. A peine le temps de réaliser, le trou s’agrandi en une déchirure de 1 mètre. C’est la cata me dis-je! Imperturbable gilles rentre le génois et il me dit que l’on verra en arrivant à Moustique. Ok capt’ain! De toutes manières il est vrai que l’on ne peut rien faire pour le moment.
Nous arrivons à 16h20, 4h pour traverser au lieu de 2h, navigation plus longue que prévue. À notre arrivée, un homme dans un bateau moteur nous accoste pour nous faire payer l’amarrage à la bouée.

Le tarif 200 EC. Ok Mouiller à Moustique cela a un prix.
Gilles et moi décidons de visiter Moustique Island habitée exclusivement par des business Man dont le patron de la marque Nike, le chef d’entreprise de la marque Lacoste le petit crocodile, le patron d’une compagnie aérienne. , Mike Jaeger, David Bowie, footballeur etc… C’est la reine Margaret en 1960 qui trouva ce petit havre de paix elle y fit une haute place de la jet set.
Nous somme à terre nous prenons une route qui monte très raide et au croisement en haut nous rencontrons un Man qui nous
demande en anglais si on cherche un Resto ou un bar, on lui répond oui, il nous accompagne.” Ok Man nous te suivons”, il nous emmène dans une grande maison qui surplombe toute la baie ou nous découvrons une vue incroyable en dégustant une bière il nous
explique qu’il travaille ici dans la construction et qu’il vit à
St. Vincent. Apres notre promenade, nous regagnons le bateau avec l’annexe.
Je prépare un bon petit repas au menu: Darne de barracuda frit, quartier de tomate avec son nid de poivrons du pays et en dessert le corossol un gros fruit recouvert d’une peau foncée, paisse remplie de gros piques ronds pas très appétissant à première vue mais lorsque on l’ouvre on découvre une chair blanche légèrement gélatineuse et lorsque l’on croque dedans un goût de bonbon sucré et acidulé doux au goût et au palais. Étonnant fruit plein de contraste et de saveur nouvelle.
Après ce bon diner, nous sommes dans le cockpit Gilles dort à côté de moi.
Une risée traverse la baie en me parcourant le corps, je suis en train d’écrire. Lorsque d’un coup je regarde autour de moi et je ne vois plus les bateaux qui nous entourent, Il y avait une vingtaine de bateaux autour de nous et nous étions juste derrière un gros Cata lagoon 450, super bien éclairé. Il n’est plus la! Je réveil Gilles, à moitié endormi il me dit: les bateaux sont partis! Nous regardons à nouveau autour de nous et là on comprend que le bateau s’est détaché de son amarre et que nous sommes en train de dériver. Rapidement Gilles se lève, démarre le moteur, allume les feux de navigation, moi à l’avant du bateau, équipée de ma lampe frontal j’essaie de le guider pour revenir à notre bouée délaissée. Nous revenons doucement dans l’obscurité sans heurter les bateaux. Je prends la gaffe (longue perche en bois terminée par un crochet) et j’attrape l’anneau de la bouée mais emportée par l’élan je perds la gaffe qui tombe dans l’eau. Si nous n’arrivons pas à rattraper le mouillage, c’est la Cata. alors Gilles prend le grand bout rouge qui est sur le pont et saute à l’eau. Je l’éclaire tant bien que mal. Heureusement il arrive à passer le bout dans l’anneau de la bouée et remonte sur le bateau pour l’attacher au taquet. OUF! NOUS AVONS RÉUSSI.
Gilles en conclu qu’il avait mal serre le bout d’amarrage après avoir épilogué sur notre aventure Captaine retourne se coucher comme si rien ne s’était passé. Moi par contre, je n’arrive pas à dormir. Toute la nuit, je fais des allées et venues entre la cabine et le pont pour vérifier que nous sommes bien amarrés. Je ne dors pas de la nuit. En plus une houle nous secoue jusqu’au petit matin.
Vendredi 20 janvier 2012
6 h 20 du mat, Gilles est levé le premier il met en route le moteur et nous voilà parti.
Je ne suis pas en super forme, je n’ai pas dormi je fais la gueule ((
Navigation en direction des Tobago Cays au moteur à cause du génois déchiré. Dommage car il y a beaucoup de vent nous aurions pu faire une très bonne nav. au portant. 2 h plus tard nous longeons les côtes de Canouan et en face de nous Mayreau et plus au sud Union, les Tobago et Petit St. Vincent. Nous décidons de faire une halte à Mayreau, en arrivant au mouillage il y’a énormément de vent et beaucoup de bateaux. Je passe à l’avant avec la télécommande de l’ancre, Gilles est à la barre, Il me dit d’appuyer sur le bouton pour faire descendre la chaîne. Je n’entends pas bien pendant ce temps il manœuvre pour stabiliser le bateau. Non raté! Le vent nous fait dériver vers un bateau voisin, le gars m’interpelle “attention vous êtes sur mon ancre». Gilles s’énerve, moi je panique, “fais chier” je laisse tout tomber. Trop de vent trop de bateaux. Ni une ni deux, Gilles fais un demi-tour s’en prévenir. Je me rattrape aux haubans ce n’est pas possible de rester la! L’équipage est légèrement énervé. Nous partons à fond la caisse vers Tobago Et là les conneries continuent le chenal d’accès étant étroit et pas balisé l’attention n’étant pas là nous nous échouons sur des cays (bandes de rocher à fleur d’eau) qui nous stoppent net. LA ÇA CALME!
Pas de panique! Gilles attend la bonne vague pour mettre la marche arrière afin de nous dégager de ce piège, plus de peur que de mal. Nous réussissons sans gravité à nous dégager de cet endroit. Nous décidons de prendre un autre chenal en étant beaucoup plus attentif.
Nous rentrons dans les Tobago. Spectacle magnifique!
Les Tobago Cays sont un petit groupe d’îles des Grenadines, archipel des Antilles entre les îles Saint-Vincent et Grenade. Ces cayes sont situées à l’est de l’île de Mayreau, au sud-ouest de Canouan. Elles constituent l’élément principal des Tobago Cays Marine Park, un parc national de préservation de la vie sauvage créé par le gouvernement de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et dont le siège se trouve à Clifton Harbour, à Union. Les Tobago Cays sont devenues un des hauts lieux des passionnés de la voile. Soudés par la plus belle barrière corallienne des Antilles, ces quelques rochers tapissés de conques de lambis, coquillages géants à la nacre rose, abritent un mouillage circulaire de toute beauté. Les fonds marins, escarpés comme des canyons, où y foisonnent des mérous, des chirurgiens et des poissons-coffres. À bâbord l’ile petit bateau à tribord petit rameau et là nous rentrons dans le parc ou une trentaine de bateaux sont posés sur l’eau turquoise qui caractérise cet endroit. WONDERFUL! 3 boys boat viennent pour nous aider à prendre la bouée, je suis à l’avant du bateau, je lance un bout à l’un d’eux, malheureusement le bout lui échappe, à cause du vent avec difficulté nous nous remettons dans l’axe de la bouée pour lancer à nouveau le bout au boy boat et la encore une fois il ne l’attrape pas. C’est la Cata, le bout s’enroule dans l’hélice et fait caler le moteur, pris par le vent le bateau a tourné rapidement, heureusement un boy boat à un bon reflex il monte à bord prend la barre afin que Gilles mette l’ancre, le bateau étant stabilisé maintenant il faut un volontaire pour plonger pour dégager l’hélice. Un man me demande un masque et un tuba et plonge. Ok opération réussi. Nous payons gracieusement les 3 Man. 60EC. Après toutes ces péripéties nous décidons d’aller avec l’annexe sur la petite plage de Baradal, masque, tuba et palme pour faire du snorkelling mot anglais qui désigne plongé à la surface de l’eau. Pas de poisson à notre grand étonnement, comme il y a beaucoup de vent on suppose que le font est trop remué. Il y a 2 ans, nous nous étions émerveillés de cette endroit où l’on avait vu des gros poissons blancs, des tortues, des raies, des poissons coffre et petits poissons multicolores…
Nous retournons au bateau, ce soir nous allons manger les langoustes sur la plage de Petit Bateau. Le boy boat qui nous a aidé pour l’amarrage, nous a proposé” lobsters for dinner” langoustes pour 45EC la livre nous lui avons dit ok. Il doit venir nous chercher à 6h. Le soir comme convenu le Man vient nous chercher avec son bateau peint aux couleurs rasta rouge, jaune, vert et nous mène à fond la caisse. Des tables dispersées sur la plage sont dressées pour accueillir une vingtaine de personnes. Au fond, sur des gros barbecues les langoustes coupées en deux cuisent accompagnées de grosses pommes de terre. Nous prenons quelques photos et allons-nous mettre à table. Notre boy boat nous amène à chacun 2 demi langouste énorme, elles doivent peser au moins 1,5 kg chacune, accompagné de banane plantain frites et des pommes de terre avec une petite sauce dont seul notre hôte à le secret. Nous nous en mettons plein les babines! Nuit aux Tobago en plein mouillage beaucoup de vent, il faut s’habituer.
samedi 21 janvier 20012
Réveil vers 8h, petit dej dans le cockpit, farniente toute la matinée à regarder les arrivés et les départs des mono, des multicoques aux pavillons internationaux. Baignades, bronzage, la belle Life! Nous avions besoin de nous reposer, beaucoup d’émotion depuis 2 jours. Je propose à Gilles de prendre l’annexe pour aller faire du snorkelling à Jamesbay petite îlot avec une plage de sable

blanc avec palmiers . Nous montons dans l’annexe avec mpt (masque, palme, tuba) caméra et masque caméra. Nous arrivons sur la plage, nous amarrons le youyou à un tronc et hop on plonge. Le font à cet endroit est très beau. Nous croisons un banc de poissons multicolores, une grosse raie qui est tapis dans le sable. Dommage toujours beaucoup de vent. On remonte sur la plage le temps de faire quelques photos et nous regagnons le bateau. Ce matin nous avons vu le boy boat de la veille et nous lui avons demandé de nous conduire jusqu’à la passe de sortie pour éviter les cays. Celui-ci nous donne rendez-vous à 15h pour nous guider. Il est 14h nous mangeons un sandwich, nous rangeons l’intérieur du bateau. Nous sommes prêts. Nous attendons notre guide. Il faut dire que les Tobago Cays, comme son nom l’indique est formé de 4 petits îlots entourer de cailles, de rocher à fleur d’eau. Il y a des chemins à respecter si l’on ne veut pas s’échouer. Nous n’avons pas de radar, pas de pilote automatique et pas beaucoup d’expérience de navigation dans ces endroits certes merveilleux mais accidentés. En attendant, nous regardons les bateaux rentrer et sortir par la passe pour faire de même. 15h08 le boy boat n’est pas venu, nous décidons de partir. Gilles à la barre moi debout sur l’avant du bateau pour le guider à travers les cays. Nous avons quand même un instrument qui s’appelle “sondeur” qui
nous indique la profondeur. Et nous pouvons également nous aider en regardant la différence de couleur de l’eau. C’est bon nous

sommes passé. Navigation au moteur avec toujours beaucoup de vent. 16h 20 nous arrivons à Union. Un chenal balisé nous montre le passage à prendre pour aller au mouillage. Un boy boat arrive vers nous et nous propose de nous conduire jusqu’à une bouée d’amarrage. Je lui lance le bout et il l’attache à la bouée. Ok the price 80EC Et oui il faut toujours avoir la main au porte-monnaie ici en EC dollar caraïbe ! Nous décidons d’aller à terre pour retirer de l’argent et découvrir cette nouvelle île. Nous arrivons au ponton on amarre “youyou” et nous voilà sur le plancher des vaches. Union est une ville aux maisons multicolores plus structurée que Port Elisabeth à Bequia. Des échoppes de fruits et légumes, une grande banque au bâtiment en baie vitrée, restaurant, bar, magasin de téléphone Agicel. Une rue principale ou les blacks vivent ensemble. La rue monte raide et d’en haut nous surplombons toute la baie de Clifton Harbourg. Encore un beau tableau. Nous redescendons et décidons d’aller manger au resto. Je vois un restaurant avec ambiance musical steel band. Ok, on rentre dans un couloir un peu sombre et au bout on découvre une grande salle ouverte sur un ponton face à la mer. Des grandes tables dressées avec des nappes colorées. L’ameublement est disparate mais l’ensemble est accueillant sur le côté droit, le bar et dans son prolongement l’orchestre installé sur une estrade avec de gros bidons en fer de différentes tailles. Steel band instrument au son mélodieux, dansant et exotique.

Les musiciens ne sont pas encore arrivés en attendant nous prenons une boisson locale: un planteur de couleur orange foncé à base de différents fruits très forts en rhum et en sucre puis nous réservons une table pour 19h30. En sirotant notre boisson nous nous remémorons nos aventures de marin. Petit à petit la salle se remplie, les musiciens arrivent la serveuse vient prendre notre commande. Au menu: red fish, assiette de salade, légumes, riz banane plantain fris. C’est magique! Le rythme de l’orchestre Steel band s’accélère. C’est encore une soirée mémorable. Il n’est pas tard, mais les journées de marin commencent tôt. Nous repartons au bateau dans la nuit en slalomant entre tous les navires, mais où est donc le nôtre? Enfin le voilà nous montons à bord. Bonne nuit demain nous partons de bonne heure.
Dimanche 22 janvier 2012
Le vent à souffler toute la nuit avec des pointes jusqu’à 50 nœuds. Toutes les demi-heures, je regardais par les hublots, j’avais l’impression d’être dans un couloir et de voir tous les bateaux glisser à la surface de la mer. Le vent souffle dans les haubans, les mats des bateaux se courbent et j’entends les vagues taper contre la coque, tous prend des proportions hallucinantes, il faut s’habituer. Il est 7h j’ai mal dormi. Nous avions décidé de rester à Union 2 jours, mais le boy boat de la veille qui nous a vendu la bouée arrive en nous expliquant que si on veut rester une seconde nuit il faut payer à nouveau 80EC. Gilles énerver par ce torpillage luit dit non. Il nous dit qu’il nous fait la place 55EC. Moi je préférerai rester mais Gilles est catégorique. Le vent ne cesse de souffle. C’est décidé, nous partirons après le petit dej, on range tout à l’intérieur du bateau, Gilles met le moteur en marche, il est à la barre moi à l’avant pour détacher le bout de la bouée.
Mais la veille le fameux boy boat Angelo, avait attaché le bout de la bouée en passant tous les cordages du même côté. Cela fait que au moment où je défais le bout, j’essaie de récupérer l’autre morceau et là je ne le vois pas, en 2 minutes le vent emporte le bateau, et le bout étant très long il va s’enrouler dans l’hélice, cela entraîne la coupure du moteur, et le vent souffle violemment nous sommes déporte vers les cays à la sortie du chenal aussitôt Gilles tente de mettre l’ancre mais le guindo est bloqué. Un peu plus loin un boy boat nous voit en difficulté, je l’appel ” help, help”. Il arrive rapidement me tend un bout et retient le bateau il nous remorque jusqu’à la place que nous venions de quitter. Angelo arrive à ce moment-là pour l’aider. Gilles est en colère et moi je suis confuse du déroulement de la situation qui aurait pu être dangereuse. Nous sommes “dégoûtés “. Le boy boat essai de nous calmé il nous explique qu’il a un ami qui peut plonger pour couper le bout enroulé. Nous attendons un petit moment. Gilles et moi sommes très énervés et fatigués. Le 3ème boy boat, pêcheur de lambis (gros coquillage) arrive, aussitôt il nous demande masque tuba palmes couteau et plonge. Nous attendons qu’il ait fini. Nous comprenons aussi que l’histoire va nous couter le triple d’une place. Lorsque le problème est résolu, nous négocions le prix, au final ce sera 300EC pour Angelo le placeur, 300EC pour le Man qui n’oublie pas de nous rappeler que sans lui on glisser sur les cailles et 400EC pour le plongeur qui a coupé le bout. Au total 1000EC, qui n’été pas du tout prévu sur le budget des vacances.
La seconde nuit étant largement payer et le vent ne s’arrêtant pas nous restons une journée de plus à Union. Journée avec le morale à zéro, nous restons chacun dans un coin déçu énerve par cette mésaventure. Nous partirons demain, encore une nuit, à regarder par le hublot, il faut que je dorme. Demains nous remontons jusqu’à St. Vincent 54 milles, grosse nav.
Lundi 23 janvier 2012
Départ à 6h40. Go on! Il faut passer par le chenal et nous avonsdécidé de contourner Union par l’ouest pour remonter sur St.Vincent. Cette nav. se fait au moteur le vent est de face, nous avons établi la GV avec 2 ris et Génois 80% car lorsque nous arriverons dans le canal le vent sera entre 35, 45 nœuds Union est derrière nous quand à nouveau on s’aperçoit que le génois se déchire à un nouvel endroit. Tant pis, on l’enroule, on se fait la traversée comme ça, moteur + GV, ris enlevé. Vitesse du bateau variant de 4 à 5 nœuds, cap au 30°. A tour de rôle le capt’aine Gilles et le moussaillon Nat se relaient pour barrer.
Comme prévu arrivée à Wallilabou 16h20. 10h de nav. 54 milles parcourue. Bravo, nous arrivons dans la célèbre baie du film PIRATE DES CARAÏBES, c’est splendide! Deux boy boat nommés Franklin et Jonathan qui nous guettaient, avancent vers nous en expliquant que la bouée coûte 40EC. Arrivés au fond de la baie ils nous disent qu’il n’y a plus de bouée disponible et qu’il faut mouiller en arrière et mettre un bout à terre. Ok! Je suis à la barre Gilles aux commandes de l’ancre, il faut rentrer en marche arrière. Gilles me guide, le boy boat est derrière moi. C’est la première fois que je barre un navire de 10,50 m en arrière. Ok, manœuvre réussi.
Nous sommes fatigués mais heureux d’être arrivé à Wallilabou. Autour du bateau,
4 barques de boy boat se précipitent pour proposer du pain, des fruits, prendre les poubelles.”Thank you, l don’t need” nous payons Franklin et Jonathan pour le mouillage. Nous descendons à terre faire la clearance de sortie. Le bureau qui se trouve dans les anciens décors du célèbre film est ouvert de 17h à18h. Nous profitons ensuite d’aller jusqu’au bout ou se trouve un bar restaurant puis nous rentrons sur Kimkiliba nom de notre bateau. Suite à notre problème de génois, Gilles envoi un SMS à la Sté de location en expliquant le problème. Maintenant nous avons bien mérite de prendre un bain et pour se désaltérer un planteur. Programme pour ce soir après un petit repas dans le cockpit, allez chez Tony boire un Jack Sparrow, cocktail à base de rhum à 85° et de fruits frais.

Tony est célèbre dans le monde entier, tous les marins qui s’arrêtent à Wallilabou vont boire sa fabuleuse boisson, ce mélange ce boit comme un sirop à la paille, tout temps écoutant en boucle Bob Marley. Tony est un reggae Man de 68 ou 73 ans difficile de déterminé son âge, mince avec une tête très rieuse, très sympathique, il habite dans son bar sur la plage, la décoration est atypique, des pavillons de tous pays flottent au vent. A l’extérieur 2 grandes tables et des chaises nous accueillent. A l’intérieur, il y a un comptoir en bois, au-dessus une collection de casquettes usagées offert par les différents skippers de passage chez lui, derrière des bouteilles et des verres rangeaient sur des étagères, un fouillis bien organise, des billets de toutes nationalités sont épinglés tout le long des tablettes, des centaines de cd et une grosse batterie de camion pour faire fonctionner sa musique. Tony nous accueille, nous lui expliquons que nous sommes venus, il y a 2 ans en 2010 et que nous avions dédicacé son livre d’honneur. Il va chercher son book et nous lui montrons le message de l’époque. Nous sommes heureux de le revoir et lui aussi. La soirée se passe à discuter avec lui et son ami Rudy en Anglais, s’il vous plaît! Nous dédicaçons le nouveau livre d’or,” tchequon” (tchequer: salut point contre point et point contre cœur) avec nos amis et nous repartons dans la nuit avec youyou sur notre bateau. SOIRÉE MÉMORABLE !
Excellente nuit.
Mardi 24 janvier 2012
Après une bonne nuit nous sommes parés à lever l’ancre pour Rodney Bay, quand un boy boat arrive et interpelle Gilles. ” My name is Joël, l Côme for sailling, persuader d’être à nouveau démarcher par un boy boat nous n’écoutons pas ce qu’il nous dit. Il insiste et là nous entendons les mots “Yannis et gasoil” et là nous comprenons qu’il est envoyé par la Ste de location du bateau pour résoudre nos problèmes de voile déchirées. Nous n’avions pas eu de réponse suite à notre envoi de sms pour le génois déchiré. Nous l’invitons à monter à bord pour récupérer le génois que Gilles affale nous lui demandons si il peut nous fournir du gasoil car il ne nous en reste pas suffisamment suite aux nombreuses nav. au moteur. “Sans problème je m’occupe de tout” Et il nous demande de lui prêter l’annexe pour amener le génois au réparateur et qu’il sera de retour vers 16h. Sur ce, Gilles lui demande d’appeler Yannis patron de la Ste de location pour lui dire que nous sommes bloqués un jour de plus à Wallilabou. Ok, nous allons profiter de cette journée. Le soleil est radieux et l’eau est à 32° nous avons mérité un petit plongeon, Gilles m’appelle et me dit vient voir Nat il y’a un banc de poissons argentés sous le bateau. Je mets mon masque caméra pour filmer ce spectacle magnifique et Gilles s’amuse au milieu de ce banc de poissons en tournoyant avec eux. Après ce petit moment de récréation, nous décidons d’aller pique-niquer à une cascade se trouvant à 1 heure de marche de la baie. N’ayant plus d’annexe, Joël le réparateur nous a mis à notre disposition un boy boat qui nous amène à terre. Nous empruntons la route à pieds avec nos sacs à dos, le paysage est magnifique! Une montagne couverte d’une forêt dense grands feuillus et cocotiers jalonnent notre parcours pentu. En arrivant là-haut, nous sommes fort étonner de voir que l’entrée du site est payante quand nous étions venus en 2010, l’entrée était libre, nous payons 2EC (1€) pour pénétrer dans les lieux et nous constatons que c’est bien entretenu. Un petit chemin nous mènes à la cascade ou nous profitons de nous baigner dans cette eau pure et douce permettant de nous dessaler.
A tour de rôle nous allons sous la cascade pour un massage tonique, après nous être rafraichi, nous rejoignons par un petit pont un kiosque aménagé de tables et de bancs, l’endroit est frais et ombragé, des massifs de fleurs exotiques nous entourent et des petits lézards verts nous rendent visitent.
En redescendant au bateau, nous décidons de réserver une table chez Tony pour le soir cela n’était pas prévu, profitons-en.
Arrivée sur la plage, nous apercevons Joël qui est déjà à bord avec le génois réparé et 2 jerricanes de gasoil, le boy boat nous ramène à bord. Nous ne perdons pas de temps pendant que Gilles remet le génois Joël fait le plein de gasoil, après avoir accompli ces deux tâches, nous passons aux choses sérieuses car Joël nous fait comprendre qu’il faut payer son intervention, Gilles lui demande le détail: réparation de la voile, gazole, sa journée de travail le tout s’élève à 770 EC (217€). Afin de lui régler cette somme, nous négocions la gratuité d’un taxi pour nous rendre à la ville la plus proche pour retirer de l’argent. Le deal accepté, nous retournons à terre ou Joël trouve un ami qui possède un 4×4. Après avoir été en mer pendant 8 jours, nous avons perdu l’habitude de voyager en véhicule terrestre, Joël nous explique que nous allons à Barrouallie à 20kms d’ici. Vue de la mer st Vincent semble enfoui sous une végétation luxuriante, vu de la terre nous découvrons une île habitée. Il n’y a pas que des maisons de pêcheurs, tout le long de la route nous voyons des magnifiques maisons multicolores, église, collèges, des enfants sortent de l’école, certain attendent le bus d’autre marchent à pieds. Ils sont habillés en uniforme. Le paysage est incroyable! Au bout de quelques kilomètres, nous nous arrêtons, le chauffeur de taxi parle à un piéton qui lui remmène une pièce en ferraille et je comprends que nous avons perdu une plaquette de freins, nous nous garons et changeons de véhicule pour nous retrouver à l’arriéré d’un camion plateau où nous poursuivons notre route à l’air libre. C’est notre pékin express à nous, sauf que dans cette aventure nous ne vivons pas avec 1€ par jour mais qu’il faut “lot of money”. En voyant les richissimes demeures, j’interroge Joël lui demandant si les propriétaires sont des américains, il m’explique que la principale activité de l’île est la vente de marihuana. Nous restons stupéfaits! Nous arrivons au DAB, retirons l’argent, payons Joël et nous retournons à walli.
De retour nous invitons Joël à prendre un pot au bar de la baie et pendant la conversation nous apprenons qu’il est skipper indépendant et qu’à ce titre il est respecté de tous les boyboats. Nous prenons congé en lui disant que nous partirons demain matin à 6h. Il nous dit qu’il nous fera porter quelques fruits et du pain pour le trajet. Arrivée sur le bateau, nous nous désaltérons avec un planteur. Le skipper d’un bateau voisin, ami de Joël, vient nous rende visite afin de savoir si on a besoin d’aide. Il est Français et il nous raconte qu’il a quitté la terre depuis 2 ans et qu’il vit sur son catamaran avec sa femme et ses 2 jeunes enfants, pour se procurer des revenus complémentaires il fait quelques croisières avec des passagers. Sur ce nous prenons congé, car nous avons réservé au resto. A 19h nous sommes accueilli par Tony, qui nous propose une table en terrasse, une jeune fille vient nous prendre la commande, elle nous propose ce soir: Fish or chiken. Nous choisissons poissons accompagné de riz, pomme de terre, salade et une bière. À la table voisine un groupe de marins polonais palabrent sur un ton élevé dans leur langue incompréhensible tout en buvant des cervoises. Nous savourons notre repas dans ce cadre paradisiaque avec en font à gauche les formes des décors du fameux film, dans une ambiance humide chaude avec le ressac de la mer nous pourrions presque voir apparaître le black bird. Après ce délicieux repas, nous rentrons dans le bar pour prendre un dernier verre. À l’intérieur il y a beaucoup de monde, essentiellement des russes, Tony très heureux derrière le comptoir prépare des boissons pendant que Rudy son ami sert les clients. Ensuite Rudy nous rejoints avec 2 Jack Sparo et nous entamons une conversation sur nos vies respectives. Nous sommes heureux d’avoir mangé chez Tony ou nous avons fait encore une fois de belles rencontres, cette soirée supplémentaire nous comble. Nous disons au revoir à nos hôtes et rejoignons Kimkiliba. Bonne nuit Les pirates!
Mercredi 25 janvier 2012
6 h du mat, le réveil sonne, il faut se lève nous devons reprendre le chemin du retour. Un café pour nous réveiller, Gilles termine le rangement intérieur du bateau moi je monte dans le cockpit pour enlever les serviettes étendues et vérifier le matériel. Lorsque, je vois arrivé une barque menée par un boyboat dans laquelle Joël notre réparateur de voile à pris place, il nous avait promis la veille de nous apporter quelques fruits et du pain pour le voyage, en plus il me tend un jolie bracelet de coquillages en souvenir amicale de notre rencontre. Je suis touchée, je le remercie infiniment et nous nous disons au revoir. Encore une belle rencontre. Le moteur est en route, nous quittons la baie de Wallilabou. Gilles hisse la GV et le génois sous cette allure nous remontons l’Ile de st Vincent pendant 13 M jusqu’au canal de st Lucie ou nous couperons le moteur car le vent attendu est de 25 nœuds. Nous avons de la route à faire pour rejoindre Rodney Bay. À notre entrée dans le canal comme prévu le vent forci, jamais deux sans trois le génois se déchire à nouveau, nous rentrerons donc au moteur avec la GV. La navigation est longue nous barrons à tour de rôle. 10 heures plus tard, après 70 milles, nous sommes dans l’entrée de Rodney Bay. Ils nous tardent de mouiller et de nous reposer. Nous “jetons l’ancre” chez les puristes ce terme ne s’emploi pas, à 500 mètres de la plage nous sommes heureux d’être enfin arrivés. La vaste baie est bien protégée des vents de Nord à Sud Est, très pratique, pour se reposer avant de traverser le canal venté vers la Martinique. Nous sirotons un planteur en admirant cette large baie au soleil couchant avec comme point culminant Pigeon Island. Ce soir-là je me suis coucher à 20h et j’ai dormi comme un bébé.
Jeudi 26 janvier 2012
Avant dernier jour de navigation, à l’aube nous reprenons la route vers Grande Anse au sud-ouest de la Martinique. 32M plus tard nous arrivons, devant nous se dessine un tableau magnifique multicolore, des bateaux aux mouillage dans cet authentique village de pêcheurs transformer en station balnéaire beaucoup fréquenter par de jeune retraite venant de métropole. Des petites maisons aux couleurs créoles parsemer sur la colline, et une longue plage ou les restaurants se font concurrencent. Nous décidons de mouiller entre la multitude de bateaux, la manœuvre est effectuée sans difficultés Gilles à la barre moi à la télécommande de l’ancre. Ok mouillage réussi! Nous avons hâte d’aller nous restaurer. Nous sautons dans
l’annexe et nous nous faufilons entre tous ces beaux voiliers, l’eau est turquoise le soleil brille, c’est le paradis. Nous arrivons sur la plage, des touristes son allongés sur leurs serviettes pour un bain de soleil, nous décidons d’aller manger chez Man Nita petit restaurant peins en bleu sur la plage. La spécialité de ce lieu : balaous fris , grosse sardine, accompagner de banane plantain et gratin de chrystofil le tous arroser évidement d’un planteur boisson typique des Antilles. Nous dégustons ce repas tout en admirant la baie vue coté terre. Entre le plat et le dessert nous avons la chance de voir arrivée dans la baie le magnifique “cleapper” un 4 mâts, réplique d’un vieux gréement, bateau de croisière réserve à une cliente très aisé. Après ce délicieux repas nous prenons un bain, l’eau est légèrement fraîche 28, 29° C’est de l’humour! Puis nous baladons dans la rue piétonne qui borde la plage où des restaurants et boutiques de souvenir se côtoient. Nous retournons en annexe sur kimkiliba, nous prenons masques tuba palmes pour aller découvrir les fonds environnants l’endroit n’est pas extraordinaire nous retournons à bord. Une fois à bord nous préparons nos affaires, nous devons rendre le bateau et être au Marin demain matin, nous rassemblons le reste de nourriture et décidons d’aller porter le sac au bateau voisin. Ce soir nous avons rendez-vous avec la fille de Gilles, Stéphanie qui est venu pour son travail, nous devons manger ensemble au resto. Vers 19h30 nous repartons avec notre annexe jusqu’au ponton dans la nuit. Steph nous rejoins nous passons une agréable soirée en relatant nos aventures de marin.
Vendredi 27 janvier 2012
Départ au lever du jour, cap final le Marin à 3h de nav., nous sortons de l’anse d’Arlet et passons devant le majestueux rocher du Diamant 175m de haut puis longeons à 3m de la côte jusqu’au Marin, 9h nous entrons dans le chenal menant à la marina. Un ketch et un catamaran nous doublent, Gilles décidé de les suivre pour trouver plus facilement l’entrée de la marina. Dans les méandres du chenal et parmi la multitude de bateaux présent nous les perdons de vue, après quelques centaine de mètres Gilles aperçois sur notre droite l’arrière du Cata. il réaligne la route sur ce bateau, au bout de quelques minutes celui-ci ralenti, Gilles en fais de même, mais cela ne suffit pas, sa pou se rapproche très vite, d’un grand coup de barre à bâbord, nous l’évitons, erreur de bateau celui-ci était au mouillage. Nous arrivons dans la marina ou beaucoup de vent amplifie la difficulté d’accostage, nous décidons d’appeler la base de Kiriacoulis pour nous aider à la manœuvre que nous n’avons jamais effectué avec un navire de cette taille, d’autant plus que la seule place disponible nous paraît trop petite. En attendant la venue d’une personne de Kiriacouli, nous essayons de maintenir le bateau sur place par des manœuvres plus ou moins contrôlée rendu très difficile par le vent violent. Nous faisons peur à la gendarmerie dans son embarcation qui nous réprimande par un coup de Klaxon. Au poste à essence, sur le ponton voisin les bateaux en attentes de faire le plein rencontrent les mêmes difficultés. Sauvé, le responsable surgit sur un Cata en bout de quai et nous demande de nous approcher au maximum afin de monter à notre bord pour effectuer lui-même la manœuvre. En deux trois mouvement et une maîtrise parfaite du navire nous sommes accosté.OUF!
Triste mais pas mécontent, nous débarquons nos effets et quittons le Marin dans une voiture que nous avions réservée prenant la direction du petit hôtel ou nous avions passé notre premier nuit. Il nous reste 3 jours pour balader sur l’île aux fleurs avant notre retour pour la métropole.

Allonger sur notre lit avec un léger tangage, les souvenirs et les très belles images défilent dans nos têtes et c’est ainsi que nous nous endormons.

Nathalie Pelletant et Gilles Penaget

Janvier 2012